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Bande dessinée  ->  Humour  
 

Popeye reloaded
 Collectif   Revoilà Popeye
Onapratut 2012 /  22 € - 144.1 ffr. / 173 pages
ISBN : 978-2-95373284-9
FORMAT : 23x30 cm
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Convenons-en , Popeye est une star un peu oubliée : le personnage créé en 1929 par Elzie C. Segar pour son Thimble Theatre n’a plus la cote… Et pourtant, les épinards lui doivent une reconnaissance éternelle, en tant que principale incarnation du mythe de la nourriture qui rend fort ! Surtout, Popeye, personnage secondaire à l’origine, s’est taillé un empire, dans le comic strip, les dessins animés et jusqu’au cinéma (avec plus ou moins de succès). Il y a d’ailleurs de la matière : un marin bagarreur, ronchon au langage surréaliste, son amoureuse candide, son ennemi juré, ses divers comparses et surtout ses aventures de marin, pour la plus grande gloire de la Navy. Bref, une résurrection, ou du moins un hommage, s’imposait, comme le constate Thierry Groensteen dans son introduction, qui donne le ton de l’ouvrage.

C’est chose faite avec cet album bien délirant, à l’image de la couverture de Zep, signé par l’association Onapratut… Bien délirant parce que joliment parodique. Sacrilège même ! Une bande de jeunes auteurs s’attaque au vieux monstre sacré, et lui inflige toutes sortes de traitements, sans épargner sa compagne Olive, ses amis ou son vieux papa. Il y a là toutefois une tradition tenace, tant Popeye aura été parodié depuis sa création, étant passé par le journal Mad ou encore l’underground. Du reste, le personnage est rien moins que politiquement correct – le parangon du marin bagarreur et mal éduqué - et la parodie est comme inscrite dans ses gênes.

Parodions donc, depuis son plus jeune âge (et Alvaro nous explique d’où vient sa ressemblance avec son popa) jusqu’à une vieillesse quasi solitaire, avec son vieux pote Wimpy et sa pipe (le goupil acnéique et Abraham Kadabra). Entre-temps, Popeye aura tâté de tous les stéréotypes « navy », croisant les marins de Jean Paul Gaultier (Pochep), voyageant en bateau à la manière d’un Tintin, traversant les mers les plus ignorées pour de somptueuses aventures, explorant même une sexualité qui fut toujours énigmatique. Et comme Popeye voyage partout, on se promène de l’Ecosse aux Pyramides (avec Frédéric Duprat et Michel Colline) et jusque dans des lieux plus improbables comme la quatrième dimension (Ced et Waltch), l’île mythique d’Ithaque (le Poplysse de Sikoryak) ou le pays sans copyright (magnifique délire underground de Ponchione). Chaque auteur s’est livré aux délices de la parodie, et les références abondent : Brazil (avec Neidhart et Soulcié), les Marx Brothers, Buster Keaton, Dick Tracy, Superman et Picsou (par un Elric très inspiré), etc. Et ce ne serait que Popeye, mais c’est à tous ses proches que l’album s’attaque, et en particulier à cette nunuche d’Olive Oyl… qui va subir à peu près tout: du soft - une journée de shopping fantasmatique qui s’achève sur une chute digne des frères Coen (par un Nemo7 joliment inspiré par le cinéma) – au hard (no comment)… en passant par les sites de rencontre et autres réunions improbables. Olive qui obsède manifestement nombre de fans et retrouve dans cet album, outre sa chute de reins et son drôle de déhanchement, un peu d’autonomie conjugale.

Il y a un peu de tout, dans ce beau volume, et surtout beaucoup de délire, chacun arrivant avec ses pinceaux, ses idées, ses techniques, ses références : une belle variation dessinée de l’auberge espagnole, un tableau réussi par une pléiade de jeunes auteurs à suivre, avec un résultat motivant, et qui donne envie, après les Pieds Nickelés, d’aborder encore d’autres légendes de la bande dessinée.


Gilles Ferragu
( Mis en ligne le 22/09/2012 )
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