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Brumaire ou de l'imprévisibilité d'un sabre
Jean Tulard   - Comment terminer une révolution
Perrin 1999 /  16.64 € - 108.99 ffr. / 217 pages
ISBN : 2-262-01221-0
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\"Citoyens, la révolution est fixée aux principes qui l\'ont commencée, elle est finie\". C\'est par ces mots écrits un mois après le coup d\'État du 18 Brumaire que Bonaparte, premier consul, présente la constitution de l\'an VIII. Derrière cette formule, il y a une apparence: celle que l\'homme commande aux événements, à l\'histoire même; mais il y a aussi une réalité; le fait que le nouvel homme fort de la France est l\'héritier de la Révolution. Toutefois, n\'incarne-t-il pas lui même la Révolution ? Celle-ci survit-elle avec lui ? Pour répondre à de telles questions l\'étude des journées de Brumaire s\'impose. C\'est cette démarche qu\'a adoptée Jean Tulard dans son dernier ouvrage.

Renouant avec cette pratique historique fondamentale d\'étudier l\'événement et de l\'inscrire par la suite dans une durée plus longue, Jean Tulard campe tous les personnages qui vont être les acteurs du coup d\'État. Dans la même idée, l\'auteur a pris le soin d\'expliquer les raisons pour lesquelles la conjoncture est devenue favorable au succès d\'une telle entreprise. L\'utilisation d\'un \"sabre\", d\'un militaire, pour arrêter les débordements révolutionnaires apparaît être une idée née dès la Constituante. Mais ce n\'est que sous le Directoire qu\'elle prend sa pleine mesure. L\'impuissance des institutions du régime à régler légalement les crises politiques, l\'essoufflement des mouvements populaires et la décapitation des grandes têtes politiques rend de plus en plus probable l\'utilisation d\'un sabre. Pour un Talleyrand, un Fouché, un Sieyès, l\'appel à un général pour sortir la France de son impuissance politique est nécessaire. Seul un chef militaire peut imposer aux factions l\'ordre, qui est à leur yeux la condition sine qua non à l\'établissement d\'un nouveau régime. Mais ce sabre dans leur esprit n\'est qu\'un bras, il n\'a pas vocation à devenir une tête. Le choix d\'un complice militaire doit donc être l\'objet de toutes les attentions.

Pourquoi l\'ambitieux Bonaparte allait-il être ce sabre ? Jean Tulard l\'explique. Ce général auréolé de ses victoires passées - Lodi, Arcole, Rivoli - a su s\'attacher tant l\'opinion que l\'armée. La faculté de faire la guerre est une chose, savoir la raconter, souvent aux dépens de la vérité, en est une autre. Bonaparte possédait les deux. Il sut utiliser lors de la première campagne d\'Italie les journaux, les communiqués pour faire naître le mythe du sauveur. A cela s\'ajoute un indéniable sens politique. Il sut attendre le moment favorable pour conspirer, pour se rapprocher des factions, sans jamais s\'enfermer dans des engagements trop prononcés. Il sut apparaître comme le seul capable d\'être le gardien des acquis de la Révolution. Un exemple parmi d\'autres : pour gagner à sa cause les \"idéologues\", membres de l\'Institut, garants des vertus révolutionnaires, le mois précédent le coup d\'État il assiste avec assiduité, comme un bon élève, aux séances de l\'honorable assemblée.

La conjoncture, les hommes, les idées, tout concourt, durant le mois d\'octobre 1799, au rapprochement de Bonaparte et de Sieyès. Ce dernier, chef du clan des révisionnistes, fort de l\'appui du général corse, va pouvoir imposer son idéal constitutionnel. Le coup d\'État est arrêté au 9 novembre (18 brumaire), il sera parlementaire. Le plan est simple. Lorsque la disparition du pouvoir exécutif, acquis à la conjuration, sera entérinée par le pouvoir législatif, une ou deux commissions guidées par les révisionnistes seront nommées pour rédiger une nouvelle constitution.
Le coup d\'État doit donc revêtir un caractère légal. Les militaires ne doivent pas intervenir. Leur seule présence justifiée par des arguments fallacieux constitue uniquement une force de pression. Décrivant les événements du 18 et 19 brumaire, Jean Tulard montre les dérapages que connurent ces journées, et comment de parlementaire ce coup d\'État mal préparé allait devenir militaire. L\'intervention de Bonaparte, puis de la troupe, au sein des assemblées législatives allait permettre au général corse de s\'imposer comme l\'homme fort du nouveau régime. Le sabre tant recherché qui n\'était qu\'un bras à l\'origine devenait ainsi la tête. La nouvelle constitution allait être taillée à ses mesures.

S\'appuyant sur de nombreux travaux universitaires, sur les mémoires des témoins et des protagonistes de ces événements, soulignant les zones d\'ombre que l\'histoire n\'a pas éclairés, faisant la part des vérités et des contre-vérités, Jean Tulard effectue avec son talent d\'écrivain et d\'érudit une bonne mise au point des connaissances que nous avons du coup d\'État. Au terme de l\'étude, l\'auteur donne ses conclusions et prend position dans les deux siècles de débat portant sur la signification et l\'interprétation de cet acte fondateur. Pour lui, le coup d\'État de brumaire n\'a pas d\'autre prétention que de consolider la Révolution. Le régime napoléonien n\'a été qu\'une dictature de salut public imposée par la guerre avec l\'Europe et les discordes intérieures. Même après avoir pris un caractère monarchique, cette dictature ne toucha pas aux conquêtes de la Révolution.


Michel Roucaud
( Mis en ligne le 10/08/2001 )
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