L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Mercredi 17 janvier 2018
  
 
     
Le Livre
Histoire & Sciences sociales  ->  
Biographie
Science Politique
Sociologie / Economie
Historiographie
Témoignages et Sources Historiques
Géopolitique
Antiquité & préhistoire
Moyen-Age
Période Moderne
Période Contemporaine
Temps Présent
Histoire Générale
Poches
Dossiers thématiques
Entretiens
Portraits

Notre équipe
Littérature
Essais & documents
Philosophie
Beaux arts / Beaux livres
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Poches
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Histoire & Sciences sociales  ->  Biographie  
 

L'ombre demeure sur cet ''homme de l'ombre''
Pierre de Gasquet   Antoine Bernheim - Le parrain du capitalisme français
Grasset 2011 /  18 € - 117.9 ffr. / 278 pages
ISBN : 978-2-246-73851-0
FORMAT : 14cm x 20,5cm
Imprimer

Correspondant à New York pour le quotidien économique Les Échos, Pierre de Gasquet vient de publier un ouvrage sur Antoine Bernheim. De prime abord, le titre de l’ouvrage - Antoine Bernheim, le parrain du capitalisme français - est particulièrement alléchant. Il l’est d’autant plus que l’auteur est proche des milieux économiques et financiers. On s’attend donc, pêle-mêle, à des révélations fracassantes sur le monde des affaires, sur les acteurs de ce microcosme, sur les opérations de fusion-acquisition qu’ils réalisent régulièrement, etc. Bref, le lecteur espère découvrir les arcanes du capitalisme français, son fonctionnement et ses luttes de pouvoir.

Finalement, il restera sur sa faim, ou peu s’en faut. Certes on apprend qu’Antoine Bernheim est le confident des puissants, qu’il dispose de relais extrêmement féconds dans le monde politique, car il est entre autre ami du Président de la République, de la deuxième épouse de l’actuel locataire de l’Elysée ainsi que de Rachida Dati. Au fil des pages, Pierre de Gasquet en vient à renseigner le lecteur sur les amitiés ainsi que sur les inimitiés des magnats du capitalisme français. Ainsi, on découvrira par exemple, que «le parrain du capitalisme français» ne porte pas Alain Minc dans son cœur. Il en va de même des nouvelles étoiles du milieu des affaires, comme l’associé de la Banque Lazard et propriétaire du magazine culturel Les Inrockuptibles, Mathieu Pigasse. Celui-ci serait, en effet, entré dans la prestigieuse banque sur le conseil d’Alain Minc.

L’autre personne influente du capitalisme français n’est autre que Claude Bébéar. A l’instar d’Alain Minc et de Mathieu Pigasse, il semblerait que l’ancien mentor de Vincent Bolloré n’apprécie guère le fondateur d’Axa. Le journaliste compare Bernheim, le faiseur de rois du capitalisme hexagonal, à Talleyrand. Même s’il est à l’origine d’ascensions aussi spectaculaires que celles, notamment, de Bernard Arnault, de François Pinault et de John Elkann, le parallèle avec celui que Chateaubriand tenait pour le «vice» («appuyé sur le bras du crime», i.e. celui de Fouché après la chute du Premier Empire) parait quelque peu excessif.

Du début à la fin de l’ouvrage, le journaliste vogue de banalités en lieux communs. En dépit de l’aphorisme de La Bruyère placé en exergue du livre, selon lequel «l’on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu’ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts», cette «biographie non autorisée», ne remplit pas toutes ses promesses. Souvent, les meilleurs projets se révèlent être les pires : optima cogitata pessima saepe cadunt.


Jean-Paul Fourmont
( Mis en ligne le 15/03/2011 )
Imprimer
 
SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

 
  Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2018
Site réalisé en 2001 par Afiny
 
livre dvd