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La République : sons et images
Bernard Richard   Les Emblèmes de la République
CNRS éditions 2012 /  27,40 € - 179.47 ffr. / 430 pages
ISBN : 978-2-271-07299-3
FORMAT : 14,9cm x 23cm

Alain Corbin (Préfacier)
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Que ce bonnet
Aux bons Français donne de grâces !
Que ce bonnet sur nos fronts fait bel effet
Aux aristocratiques faces
Rien ne cause tant de grimaces
Que ce bonnet !
»

Tel était l’un des airs que l’on entonnait souvent en 1793. Il s’agissait alors de célébrer le bonnet phrygien, i.e. «le bonnet de la liberté» comme on disait à l’époque. Celui-ci constituait déjà l’un des symboles du renouveau constitutionnel et politique que le peuple français, via ses représentants, inaugura.

Ainsi que l’indique Bernard Richard dans sa riche et belle enquête sur Les Emblèmes de la République, laquelle a été publiée aux éditions du CNRS, le bonnet «a été utilisé à profusion sous la Révolution française à la fois comme coiffure du sans-culotte (…) et comme emblème de propagande ou d’affirmation politique». Toutefois, le symbole se banalisa, puis perdit peu à peu «de sa véhémence révolutionnaire» et subversive pour finalement incarner «un régime républicain désormais consensuel».

A la suite de la suspension du roi Louis XVI, qui intervint le 21 septembre 1792, l’Assemblée législative devint constituante et fonda la Première République française. Née dans un contexte on ne peut plus trouble en raison de mille périls tant intérieurs qu’extérieurs, la République était menacée de toutes parts. En juillet 1792, le duc de Brunswick n’avait-il pas promis aux Français «exécution militaire» et «subversion totale» ?

Afin d’assurer sa survie, le régime s’efforça d’instiller une nouvelle culture politique. Il s’agissait de favoriser l’adhésion du peuple français au nouveau système. Pour paraphraser Goethe (Campagne de France), qui fut témoin de la célèbre victoire de Valmy au cours de laquelle Kellermann parvint à repousser l’envahisseur prussien (20 septembre 1792), «de ce lieu et de ce jour date une ère nouvelle dans l’histoire du monde». Pour pérenniser ces changements majeurs, toute une kyrielle de symboles furent donc élaborés ou repris, puis mis en œuvre par les Révolutionnaires et leurs successeurs de la IIIe République.

Parmi ceux-ci, certains sont d’une importance tout à fait décisive, d’autres secondaires. L’historien mentionne notamment Marianne, l’arbre de liberté, la devise de la République, la Marseillaise, la fête nationale, le calendrier révolutionnaire, imaginé par Fabre d’Eglantine, le Panthéon, la magistrature morale du Président de la République, etc. La Révolution française fut la principale «fabrique des images et fabrique de fictions», dont certaines se sont durablement imposées sous la IIIe République.

Alors que «la nation se fissure en silence», il parait être salutaire de revenir sur les symboles que les citoyens français ont façonné au fil des générations.


Jean-Paul Fourmont
( Mis en ligne le 03/04/2012 )
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