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Refonder le libéralisme
Friedrich Hayek   Essais de philosophie, de science politique et d'économie
Les Belles Lettres - Bibliothèque classique de la liberté 2007 /  29 € - 189.95 ffr. / 525 pages
ISBN : 978-2-251-39044-4
FORMAT : 13,5cm x 21,0cm

Traduction de Christophe Piton.

L'auteur du compte rendu: Guy Dreux est professeur certifié de Sciences Economiques et Sociales en région parisienne (92). Il est titulaire d'un DEA de sciences politiques sur le retour de l'URSS d'André Gide.

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\"Je crois que je n\'ai pas fait moins d\'efforts pour me rendre capable d\'étudier ces problèmes de philosophie des sciences et de science politique […] que je ne l\'avais fait avant d\'écrire sur l\'économie.\" Voilà comment Friedrich Hayek introduit son ouvrage en signalant qu\'il nous faut prendre au sérieux son titre. La science économique doit reposer sur des conceptions élargies et abordant toutes les formes de développement de la raison et du comportement humains. L\'histoire, la philosophie, l\'ethnologie ou les sciences politiques sont autant de domaines qui doivent être convoqués et qui nourrissent sa philosophie et sa conception de l\'économie. Et c\'est précisément cette ambition qui fait de Friedrich Hayek un des penseurs les plus importants du libéralisme de la seconde moitié du vingtième siècle.

Combattant acharné du socialisme, il publie en 1944 La Route de la servitude où il entend défendre la liberté selon lui remise en cause par le \"planisme\" des sociétés communistes ou socialistes mais aussi des social-démocraties. Profondément inquiet de la possible disparition de la liberté occidentale au profit d\'un égalitarisme qui lui fait horreur, il y affirme déjà ses conceptions politiques centrales. Trois ans plus tard, il est un des initiateurs de la Société du Mont-Pèlerin où il entend combattre toutes les formes de la pensée égalitariste, le \"fatalisme\" et plus généralement défendre \"la liberté et la civilisation\".

Plus précisément, ce qu\'il entend réaliser constitue une véritable refondation du libéralisme qui mérite amplement le qualificatif de \"néo-libéralisme\". Il précise en effet dans son allocution d\'ouverture du premier colloque du Mont-Pèlerin : \"Cette tâche [il s\'agit du renouveau intellectuel pour donner une \"chance de renaissance\" au libéralisme] implique à la fois de purger la théorie libérale traditionnelle de certaines sédimentations malencontreuses […] et d\'affronter certains problèmes réels qu\'un libéralisme caricaturé a négligés, ou qui ne sont apparus que depuis que le libéralisme a été transformé en une croyance stationnaire et rigide.\" On ne peut mieux exprimer l\'ampleur et la radicalité de la \"tâche\". A cela, Friedrich Hayek consacrera sa vie. Toutes ses œuvres entendent servir et promouvoir le credo néolibéral. Ce ne sera pas sans effet ni sans influence auprès de nombreux hommes et femmes politiques, comme Margaret Thatcher par exemple.

L’intérêt de cet ouvrage est que les essais réunis sont des textes publiés en volume entre deux ouvrages importants de l’auteur : La Constitution de la liberté (1961) et Droit, Législation et Liberté (1973), son maître livre. De sorte qu\'ils permettent de saisir l\'évolution et l\'élaboration de sa pensée et témoignent de l’effort de sa mise en cohérence. Des problèmes épistémologiques aux questions d\'histoire de la pensée, du développement à la place des syndicats, etc., Hayek aborde tous ces sujets avec le même esprit systématique. Sa philosophie morale ne cesse de revenir sur une des évolutions qui lui parait des plus mortifères : la substitution de la question sociale à la question morale. Dans un article intitulé \"Social ? Qu\'est-ce que ça veut dire ?\" il écrit : \"J\'en arrive à croire que la substitution de ce mot extensible à volonté, \"social\", aux termes qui décrivent des valeurs qui ont toujours été dites \"morales\", pourrait bien être une des causes de la dégénérescence généralisé du sens moral.\"

Persuadé très tôt que les combats politiques d\'ampleur nécessite la mobilisation de toutes les énergies de la pensée, que certaines crises sont avant tout des crises morales et intellectuelles, il s\'acharne à développer ses conceptions avec rigueur et ténacité. On ne peut donc que se réjouir de la publication de ce volume qui permettra de mieux connaître un auteur de cette trempe, trop souvent réduit à quelques expressions radicales par certains de ses critiques comme certains de ses laudateurs.


Guy Dreux
( Mis en ligne le 06/07/2007 )
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