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Dossier : Paroles de poilus
Les Poilus
Lettres d'un fils 1914-1918
L'Occupation allemande de Noyon. 1914-1917
Carnets d'un poilu girondin
Chronique de la Grande Guerre à Riquewihr
Un évêque aux armées en 1916-1918
La Guerre de mon père
Mémoire de papier
Frères de tranchées
Ultimes sentinelles
Les Années sanglantes 1914-1918
La Peur
Ecrit du front
Ceux de 14
Journal d’un poilu
Mon Papa en guerre
Croquis et dessins de combattants. Des hommes dans la guerre
Ennemis fraternels 1914-1915
La Guerre censurée
Si je reviens comme je l'espère
14-18, le cri d'une génération
Musicien-brancardier...
Histoire d'un Poilu
Petite chronique d'une grande guerre
Je t'écris de la tranchée
Les Carnets de l'aspirant Laby,
Le Procès des témoins de la grande guerre
5ème de campagne
1914-1918
Le Feu

Aux côtés de Fournier…
Zacharie Baqué   Journal d’un poilu - août 1914 – décembre 1915
Imago 2003 /  19 € - 124.45 ffr. / 219 pages
ISBN : 2-911416-90-2
FORMAT : 14x23 cm

L'auteur du compte rendu: Agrégé et docteur en histoire, Jean-Noël Grandhomme est l'auteur d'une thèse, "Le Général Berthelot et l'action de la France en Roumanie et en Russie méridionale, 1916-1918" (SHAT, 1999). Il est actuellement PRAG en histoire contemporaine à l'université "Marc Bloch" Strasbourg II.
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Instituteur, comme les parents de son ami et compagnon d’armes Henri Alain-Fournier, Zacharie Baqué est né à Vic-Fezensac (mais la date n’est pas précisée). Portant les dates «1914-1915», son manuscrit s’arrête à la date du 4 décembre 1915, pour une raison restée ignorée car l’auteur a en tout cas bel et bien survécu au conflit. Il est mort en 1950, non sans avoir préparé l’édition de ce Journal composé à partir de ses lettres du front (et finalement publié plus de cinquante ans après sa mort).

Le fait n’est pas si courant, Baqué a appartenu au même régiment (et à son régiment de réserve) pendant toute la guerre : les 88e et 288e d’infanterie, ceux de l’auteur du Grand Meaulnes. Après la bataille de la Marne, il participe à la poursuite des Allemands que l’on croit un instant en déroute. C’est au cours de l’un de ces combats incertains où se fixe jour après jour la ligne de front, le 22 septembre 1914, qu’il voit tomber le jeune écrivain presque à ses côtés. Pour ce seul récit d’un événement devenu presque mythique jusqu’à la découverte de la fosse commune des tués du 288e en 1991, son Journal vaut la peine d’être lu par tous les passionnés de la Grande Guerre.

Mais là ne réside pas son unique intérêt, loin s’en faut : Baqué décrit l’enthousiasme des mobilisés à Mirande en août 1914 (les départs en chantant et la fleur au fusil ont véritablement existé, et pas seulement dans les grandes villes du nord de la Loire, comme l’affirment certains historiens d’aujourd’hui). Il nous narre aussi par le menu ces terribles combats du début du conflit, si coûteux en vies humaines, que les horreurs de la guerre de positions ont longtemps fait oublier, et que l’on ne cesse de redécouvrir. «Voilà un an qu’à pareille heure je prenais contact avec les réalités de la guerre, écrit-il le 5 septembre 1915. Je croyais sincèrement que «ça» allait être court. Maintenant je ne sais plus, je ne pense plus, j’attends.» La résignation a fait place aux espoirs des débuts. Comme pour des millions d’autres combattants, le conflit sera encore long. Démobilisé le 15 février 1919, Zacharie Baqué regagne enfin son Gers natal, qui lui inspirera plus tard plusieurs ouvrages.

Document dépouillé de grands artifices littéraires, même si certains passages ont sans nul doute été réécrits après la guerre, ce Journal – présenté sans appareil critique par Henri Castex – se lit d’une traite et l’on ne peut que regretter de voir l’auteur s’arrêter en si «bon» chemin, au bout d’à peine plus d’un an de guerre.


Jean-Noël Grandhomme
( Mis en ligne le 31/01/2004 )
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