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| Films -> Comédie |
Le cauchemar franchisé de Steve Conrad avec Seann William Scott, John C. Reilly TF1 Vidéo 2010 / 19,99 € - 130.93 ffr. Durée film 83 mn. Classification : Tous publics | Sortie Cinéma, Pays : États-Unis, 2008
Sortie DVD : 3 mars 2010
Titre original : The Promotion
Version : 1 DVD-9, Zone 2
Format vidéo : PAL, Format 2.35
Format image : Couleurs, 16/9 compatible 4/3
Format audio : Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français
Bonus : Aucun Imprimer
Quelque part entre le très bon Orange County et The Good Girl, Top Job ! fait partie de ces comédies américaines subrepticement acides, qui pointent du doigt les impasses de l'American Way of Life.
Et quel meilleur promontoire qu'un supermarché pour assurer la démonstration sociologique ?... Nous sommes à Chicago, dans le monde de la chaîne de distribution Donaldson's. Doug (Seann William Scott) est un jeune cadre moyen, placide, déjà rongé par la vie, marié à une femme à qui il rêve d'offrir une maison pour de vrai, et quitter ce minuscule studio aux cloisons ridicules (un couple d'homos joueurs de banjo les régale de ses séances musicales... et autres)...
Quand la perspective d'une promotion (titre original) lui met de l'azur sur l'horizon. Un hypermarché Donaldson's va ouvrir prochainement et il pourrait bien en devenir le manager en chef. Sauf que... débarque du Canada un concurrent de taille : Richard (John C. Reilly), sympathique (en apparence) et shooté aux cassettes de développement personnel. Une compétition ardue débute d'emblée...
Mais qui ne prend pas les allures de la farce. On aurait pu s'attendre à une guerre sans merci et sans scrupules scénaristiques, à coups de gags et pirouettes scatologiques. Il n'en est rien. Sous son titre français horrible, Top Job ! est plus comédie dramatique que comédie tout court, un film aux teintes grises, à la tendresse assumée, campant simplement les vies ternes d'Américains moyens. On s'y moque certes des voisins canadiens, qui sous ces latitudes sont un peu comme les Belges chez nous (gentils mais benêts, paraît-il), mais sans uppercuts mal placé.
La preuve : alors que Seann William Scott avait enchaîné les rôles de jeunes bouffons suramphétaminé, et que John C. Reilly n'est pas le dernier acteur mobilisé pour de la franche déconne, ils sont ici utilisés plutôt à contre-emploi. Tristes, touchants, tendres. Une belle surprise, en somme.
Bruno Portesi ( Mis en ligne le 05/03/2010 ) Imprimer
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