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Angoulême, festival capital


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Angoulême est à la bande dessinée ce que Cannes est au cinéma : un rendez-vous incontournable. Pour le neuvième comme pour le septième art, pendant quelques jours, toute une communauté aura les yeux rivés sur une ville, sur un lieu. Même si elle n’a pas le prestige de la Croisette et si les scénaristes et autres dessinateurs ne sont pas aussi starisés que leurs homologues du cinéma - très loin s'en faut -, Angoulême devient bel et bien, entre le 24 et le 27 janvier, une capitale, celle de la BD.

Qu’on en juge : plus de 200 000 visiteurs sont attendus. De quoi dépasser les affluences de n’importe quelle manifestation culturelle nationale, comme le déclarait au Monde Jean-Marc Thévenet, l’organisateur en chef du Festival. De quoi également démontrer, s'il en était besoin, que les Français aiment la BD, l’un des secteurs de l’édition qui se porte le mieux avec les livres pour enfants. Près de 1 900 albums ont été publiés l’an dernier, contre 1 560 en 2000, soit une croissance de 18%. Certains titres atteignent des tirages faramineux, supérieurs ou égaux à ceux des best-sellers du roman : 3 millions d'exemplaires pour Astérix et la Traviata, 600 000 pour Le Petit Spirou, 500 000 pour Blake et Mortimer et Boule & Bil. A tel point que ces grosses machines, auxquelles il faut ajouter Titeuf et Thorgal, Largo Winch et Lanfeust, occultent un peu trop les autres.

C’est sans doute pour cela qu’on ne les trouvera pas dans les albums retenus par le jury d’Angoulême. Car le festival, qui atteint sa 29e édition cette année sous la présidence de Martin Veyron, a aussi pour but de braquer le projecteur sur d’autres créations, à tort moins connues. A côté de maisons ayant pignon sur rue, il fait la part belle aux petits éditeurs tels Fréon, Atrabile, Paquet, La Mascara. Un moyen rapide et efficace de sortir de l'ombre car, au-delà des lauréats, tous les albums sélectionnés bénéficieront d'un large écho publique et critique. Les retombées médiatiques du festival sont ainsi estimées à plus de 6,5 millions d’euros.

Pendant quatre jours, donc, le public va découvrir les albums, rencontrer les auteurs, flâner dans les expositions aux thèmes variés : le sport dans la BD, les comics américains, les talents de demain. Une volonté d’ouverture, donc, pour sortir la BD d’un ghetto dans lequel beaucoup l’enferment encore : celui d’un genre «inférieur», d'un art «populaire» au sens péjoratif du terme, sous-exposé médiatiquement alors qu’il est d’une infinie richesse. C’est aussi pour la faire découvrir en dehors des cercles habituels des bédéphiles qu’Angoulême est un festival capital.


Thomas Bronnec
( Mis en ligne le 24/01/2002 )
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  • L'article de Jean-Marc Thévenet dans Le Monde
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