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« Une sorte de psychanalyse »
Un entretien avec Raphaël Drommelschlager - Auteur des Voyages de Kaël


Bibliographie :
Les Voyages de Kaël, Delcourt, 2004 (1 tome paru)

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En 2002, Raphaël Drommelschlager envoie dix pages d’une histoire à quelques éditeurs. Trois jours plus tard, Guy Delcourt lui laisse un message sur son répondeur et lui donne carte blanche pour « une histoire fantastique sur un mode intimiste ». Les Voyages de Kaël signent son entrée en bande dessinée par la grande porte, à 33 ans. Rencontre.

Parutions.com : La musique est très présente dans « Le livre de Taïlm » : le héros est musicien ; un concerto de Mendelssohn et une chanson de Barbara imprègnent ce premier tome… Vous vouliez lui donner un sens particulier ?

Raphaël Drommelschlager : J’ai eu une éducation musicale, je joue notamment du piano et de la guitare classique. Mendelssohn et Barbara m’ont accompagné pendant tout l’album. A la huitième minute du concerto (que j’ai d’ailleurs joué !), il y a une petite pirouette musicale de la part du violon… l’orchestre reprend… ça gagne en intensité, en drame, à mesure que le mouvement avance. Comme dans le récit. Quant à Barbara, cette chanson précisément [Vous entendrez parler de lui, ndlr] permettait de mettre en relief l’ambiguïté entre Kaël et son double. Alors oui, la musique a un rôle particulier dans les Voyages de Kaël. D’où l’idée de recommander l’écoute de ces morceaux pendant la lecture de l’album, conseil qui figure sur la quatrième de couverture. On m’a dit que ça avait déjà été fait par Cosey... et j’en suis fan, alors ça tombe bien !

Parutions.com : « Le Livre de Taïlm » aurait très bien pu être un one-shot…

Raphaël Drommelschlager : … Et c’en est un. C’est un album d’introduction qui permet de faire connaissance avec l’univers de Kaël. On retrouvera le personnage principal et quelques personnages secondaires dans les prochaines histoires. Chaque album sera inscrit dans une saison, ici, l’automne. Il y en aura donc au moins quatre ! Le prochain se passe en été, à la campagne, dans une maison de maître. Il sortira en mai.

Parutions.com : Comment définiriez-vous Les Voyages de Kaël ?

Raphaël Drommelschlager : J’ai voulu faire une série fantastique racontée sur un mode intimiste. D’où le rôle de la musique et le travail sur les couleurs. J’ai voulu tout suggérer sans trop en dire. C’est précisément ce manque de précision, ce climat proche du rêve, qui plaît ou déplaît aux lecteurs. L’idée est de rentrer dans l’histoire par le biais des sentiments, des regards, des cases blanches.

Parutions.com : Kaël semble lutter contre ses démons intérieurs, symbolisés par Taïlm…

Raphaël Drommelschlager : « Le livre de Taïlm » est une métaphore sur le malheur. Le malheur est une notion abstraite, difficile à définir ; j’ai voulu lui donner corps. A mesure que Kaël lit le livre de Taïlm, sa vie s’efface, et donc sa conscience de soi. Il est perdu, la musique est la seule chose qui lui permette de garder les pieds sur terre, c’est un des rares repères qui lui restent. Au plus profond de son mal-être, la seule personne qui lui tende la main est Taïlm, celui qui est à l’origine de son malheur… Son spleen prend terme lorsqu’il rencontre cette femme, à la fin de l’album – mais je ne voulais pas tomber dans la mièvrerie ! On retrouvera cette mélancolie de Kaël dans les prochains albums. C’est un récit très autobiographique, qui me permet de clore toute une période de ma vie pas facile. Une sorte de psychanalyse.

Parutions.com : Les prénoms de Kaël et Taïlm ont-ils un sens particulier ?

Raphaël Drommelschlager : Non, le choix est purement phonétique. Taïlm évoque l’imaginaire, tandis que Kaël est davantage ancré dans la terre. C’est aussi un prolongement de moi : Kaël, Raphaël… [sans parler de la ressemblance physique ! ndlr] Quant au personnage du commissaire Pilule, à l’origine ça devait être un type très nerveux. Finalement il est plus fantaisiste, mais le nom est resté !

Parutions.com : Vous scénarisez une série qui sortira fin octobre dans la collection Terres de Légendes, Les quatre princes de Ganahan : quelques mots là-dessus ?

Raphaël Drommelschlager : C’est une série d’heroic fantasy destinée à un large public. Le dessinateur, Tony Valente Pereira, a vingt ans, et c’est un ami depuis cinq ans. Le fait d’avoir signé chez Delcourt pour Kaël m’a permis d’envisager un projet avec lui. Je lui ai demandé ce qu’il aimerait dessiner, et j’ai créé une histoire en fonction de ses envies. On n’aime pas trop, dans le genre heroic fantasy, les BD où on noie le lecteur d’informations, avec des noms bizarres. Avec Les quatre princes de Ganahan, on est dans la fluidité, tout sera énoncé dès le premier tome !


Propos recueillis par Anne Bleuzen le 18 septembre 2004
( Mis en ligne le 25/09/2004 )
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