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Jeunesse  
Princesse Mononoke
avec Hayao Miyazaki
Buena Vista Home Entertainment 2002 / 

Image : 1.85:1
DTS 5.1
DTS 5.1
Mono
Autres langues : Français, Anglais, Japonais
Sous-titres : Français, Anglais

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Dans le Japon du XVe siècle, un démon qui a pris l'apparence d'un sanglier géant attaque un village. Le jeune et vaillant Ashitaka prend la défense de sa communauté et vient à bout du sanglier, mais il est blessé dans le combat. Le voilà victime d'une mystérieuse gangrène. Pour tenter de guérir, Ashitaka va devoir quitter son village et partir à la recherche du Dieu-cerf, seul capable de le sauver...

Deux ans après sa sortie en France, et dans la foulée du succès de Chihiro, dont on trouve trace ici avec une belle bande-annonce, voici une excellente version DVD de Princesse Mononoke. La qualité de l'image est ici admirablement bien travaillée (on s'en rend compte par défaut en comparant avec les images des bandes-annonces fournies). Et c'est là l'essentiel, tant il est vrai que la beauté graphique est au coeur de la poésie de Miyazaki.

A plus grande distance encore des productions japonaises les plus emblématiques que de l'inévitable Walt Disney, la plastique de Miyazaki est en effet ultra précise, tant dans les raffinements de couleurs que dans les effets de matière. La plus grande partie du film se déroule dans des forêts, ce qui permet de jouer dans une gamme inépuisée sur les différents registres de l'humidité : la rosée, la brume matinale, l'eau stagnante des étangs, celle, presque animale, des cascades ou encore, grand classique cinématographique depuis Renoir, la pluie sur une rivière.

A la beauté des paysages, remarquée déjà dans Totoro, s'ajoute encore la subtilité du propos. Contrairement aux apparences, Princesse Mononoké n'est pas une fable écologiste, comme s'en débarrasserait bien vite une critique peu avisée. D'abord parce qu'il s'agit d'un film profondément japonais, et que le sentiment de la nature qu'il développe est aux antipodes du nôtre. Là où Cousteau dirait qu'il faut préserver une nature qui est l'image de notre innocence perdue, Miyazaki ne cesse de montrer qu'il faut avant tout éviter de s'y frotter parce qu'elle est terrible et destructrice. La sacralisation qu'il met en scène et en image est celle d'animaux-dieux géants et redoutables que l'intrusion des hommes peut rendre démoniaques. Et comme toujours chez lui, le propos s'écarte radicalement de tout manichéisme : si le héros Ashikata est un jeune guerrier idéalement chevaleresque, il est aussi rongé et souillé sans rémission par la lèpre. De même la grande destructrice de la forêt, guerrière impitoyable et prométhéenne, recueille-t-elle pestiférés et prostituées.

C'est ainsi qu'il fallait au moins une édition en DVD pour constater une nouvelle fois qu'une vision de ce superbe dessin animé est loin d'épuiser la richesse de sa poésie.


Nicolas Balaresque
( Mis en ligne le 26/05/2002 )
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