L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Lundi 19 août 2019
  
 
     
Le Livre
Littérature  ->  
Romans & Nouvelles
Récits
Biographies, Mémoires & Correspondances
Essais littéraires & histoire de la littérature
Policier & suspense
Fantastique & Science-fiction
Classique
Poésie & théâtre
Poches
Littérature Américaine
Divers
Entretiens

Notre équipe
Essais & documents
Philosophie
Histoire & Sciences sociales
Beaux arts / Beaux livres
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Poches
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Littérature  ->  Romans & Nouvelles  
 

Gentleman improbable !
John Bingham Morton   Mr. Thake - Ou les tribulations, les infortunes et les déboires d'un gentleman anglais
Le Dilettante 2010 /  20 € - 131 ffr. / 280 pages
ISBN : 978-2-84263-190-1
FORMAT : 14cm x 20,5cm

Traduction de Thierry Beauchamp
Imprimer

Sous le pseudonyme de Beachcomber, John Bingam Morton (1893-1979) écrivit durant 50 ans (1924-1975) des chroniques (''By the way'') pour le Daily Express sous la forme d’une correspondance signée O. Thake. Oswald Hattersley Blettisloe Thake est un petit cousin des aristocrates de l’univers de Jeeves chez PJ Woodehouse. Il partage avec eux une immense vanité tirée du confort de son origine sociale, une vision simple du monde, une cécité résolue et absolue à tout ce qu’il estime ne pas le concerner directement ! Il traverse ainsi, imperturbable, les «difficultés» de la vie, avec un talent inné pour s’attirer les pires ennuis. A ce degré de stupidité, on frôle le génie !!!

Au fil des lettres envoyées par O. Thake, au cours de ses différents voyages dans l’Europe et les États-Unis des années folles, on croise toute une galerie de personnages pittoresques : la cohorte des escrocs de tout poil, de préférence des jolies femmes, qui plument régulièrement Thake, pigeon idéal ! Son correspondant amusé et patient, Beachcomber, l’invisible et omniprésent majordome Saunders, à qui Thake demande en post scriptum de chacune ou presque de ses missives, quelques envois de chemises, cols durs, ou tout autre remarque essentielle, style : «Dites à Saunders que je veux une barbe plus longue cette année» (p.175). Saunders finit par «péter les plombs» en adressant toutes sortes d’objets incongrus qui s’accumulent dans les chambres d’hôtel où Thake réside.

Riche et de bonne volonté, Thake est toujours prêt à financer les projets les plus délirants : achat de mines de fer en Russie (proposé par une jolie femme), film avec chameaux tourné dans des studios «à la frontière du Northumberland» ! Rien ne lui paraît invraisemblable et le lecteur se réjouit de voir s’enfler la démesure, narrée au quotidien sur le ton neutre qui convient à un gentleman ! Entre deux séjours plus ou moins lointains, O. Thake revient à Londres, et continue d’écrire entre son club et Jermyn Street. On se promène ainsi entre Chesterton et les Marx brothers dans un délire soigneusement organisé et toujours surprenant !

Le livre se termine sur une bibliographie (à lire absolument !) et un florilège de critiques enthousiastes : «Le meilleur livre jamais publié, signé l’éditeur. (…) Un ouvrage qui fera date, signé l’auteur».

JB Morton s’inscrit avec un talent immédiatement salué dans la longue tradition de l’humour britannique. Il est extrêmement connu au Royaume Uni où John Lennon, Terry Pratchett ou les Monty Python lui ont rendu hommage, chacun à sa façon. Mais il n’avait encore jamais été traduit en français. C’est désormais chose faite, grâce aux éditions du Dilettante. Une lecture réjouissante !


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 07/05/2010 )
Imprimer
 
SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

 
  Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2019
Site réalisé en 2001 par Afiny
 
livre dvd