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Peintre-poète
Pierre Silvain   Les Couleurs d'un hiver
Verdier 2010 /  14 € - 91.7 ffr. / 113 pages
ISBN : 978-2-86432-609-0
FORMAT : 14cm x 22cm
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Dès les premières pages, le style du romancier happe et l'on se laisse ensorceler par le rythme de ses phrases, la délicatesse des sentiments, la recherche de la syntaxe, la richesse du vocabulaire, la clarté des idées, la description des paysages, la façon de s’exprimer en accord avec l’époque (1815)… Il faut quelques pages pour réaliser que nous ne lisons pas de la poésie mais un roman avec une histoire qui se construit par fragments, avec des retours en arrière indispensables, par petites touches, comme le ferait un peintre.

Car il s’agit de peinture. Anselme est un préparateur de couleurs pour un peintre de vierges, madones et angelots. Il a voué sa vie aux couleurs, il maîtrise parfaitement la cornaline, le cadmium, la céruse, le corindon, la garance et son maître se repose sur lui. Mais l’absence de talent de ce maître le ronge ainsi que le refus de celui-ci d’accepter ses idées.

Une amitié d’enfance, solide malgré la différence sociale, entre Anselme et Simon, galeriste, va changer le cours de sa vie. Le tableau de Géricault, ''Le Radeau de la méduse'', ayant conquis Simon, il échange par écrit avec Anselme toutes sortes de considérations sur l’échec de sa présentation au salon de 1819, sur sa facture et l’éventualité d’ajouter une couleur supplémentaire, le vert céladon trop peu présent sur la toile. Une relation amicale se noue entre Simon et Géricault, il en fait profiter Anselme qui développe une adoration pour ce peintre, et un jour, brutalement, Anselme quitte son maître et part à Paris proposer ses services à Géricault. Le voyage - une gabarre puis une diligence et enfin un cheval - est riche d’aventures et d’anecdotes. Il est aussi l’occasion de mêler les souvenirs et les rêves au but à atteindre.

Tout au long des pages, la couleur va nous suivre, Pierre Silvain la fait surgir de nulle part, la voit partout, la décrit comme un peintre-poète, mais il n’oublie pas l’intrigue et nous l’accompagnons dans son cheminement jusqu’à une fin inattendue.


Dany Venayre
( Mis en ligne le 26/04/2010 )
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