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La zone de la mort
Alina Bronsky   Le Dernier amour de Baba Dounia
Actes Sud 2019 /  17,50 € - 114.63 ffr. / 151 pages
ISBN : 978-2-330-12114-3
FORMAT : 11,5 cm × 21,7 cm

Isabelle Liber (Traducteur)
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Née en Russie en 1978, Alina Bronsky vit depuis ses treize ans en Allemagne. Elle a publié plusieurs ouvrages pour adultes et adolescents chez Actes Sud.

Tchernovo (Tchernobyl) a été évacué après l’accident de réacteurs en 1985. Baba Dounia (Evdokija Anatoljewna pour l’état-civil), babouchka octogénaire, pragmatique, altruiste et énergique, a été la première à revenir dans sa maison. Elle ne supportait plus la seule chambre à laquelle lui donnait droit sa maigre pension d’aide soignante à Malichi, la première ville en dehors de la zone sinistrée. Ici, elle est dans son village natal, avec son jardin, son puits, la serre construite par son défunt mari, Yegor dont elle voit parfois l’esprit. Elle a absolument besoin de ses repères pour vivre en harmonie. Elle aurait pu partir en Allemagne avec sa fille, Irina, chirurgienne militaire pour la Bundeswehr.

La plupart des trente maisons sont vides ; seuls Maria, sa voisine et amie, et quelques personnes âgées sont revenues, comme Petrov, le couple Gavrilov et Sidorov. La vie quotidienne de cette petite communauté particulière est tranquille, tout le monde a le temps. Personne ne vient les déranger sauf quelques scientifiques dans des combinaisons radio protectrices, qui ne boivent ni ne mangent pas, se contentant de prélever des échantillons qui affolent le compteur Geiger.

Baba Dounia reçoit une lettre écrite dans une langue étrangère de sa petite-fille Laura ; elle ne sait pas la lire mais la garde toujours avec elle comme un gage d’amour, en attendant une bonne âme pour la lui traduire. Le village a son propre cimetière car il serait trop couteux d’enterrer les morts à Malichi, dans des cercueils de plomb. Quand Baba doit se rendre à la ville pour le nécessaire, la marche jusqu’à l’arrêt de bus dure deux heures, plus une heure de car : il ne faut pas s’approcher de la zone mortifère.

Un jour, un père arrive avec sa petite fille pour se venger de sa femme en contaminant l'enfant. Il se bagarre avec Baba Dounia et Petrov fend le crâne de l’inconnu. Le village l’enterre, mais Aglaia a prévenu sa maman qui arrive avec la milice : toute la petite communauté est emprisonnée pour homicide car personne ne s’est dénoncé. Baba Dounia s’accuse du crime et est condamnée à trois ans de prison. Que va-t-elle devenir et que va-t-elle apprendre de sa fille Irina venue pour le procès ?

Alina Bronsky propose un récit court et réussi, plein de force et de poésie, à la fois conte et histoire captivante malgré cette situation post-cataclysmique dont les habitants de Tchernobyl n’ont absolument pas conscience... Ou bien attendent-ils la mort avec philosophie en vivant tranquillement chez eux ?... Le style est simple et réaliste, il se concentre fortement sur la routine du personnage central, cette vieille dame excentrique qui possède une sacrée dose d’humour et d’autodérision.


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 19/04/2019 )
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