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On est bien peu de chose
Patrice Franceschi   Le Chemin de la mer - Nouvelles
Grasset 2019 /  14 € - 91.7 ffr. / 120 pages
ISBN : 978-2-246-81906-6
FORMAT : 12,0 cm × 18,5 cm
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Ecrites sur son trois-mâts «La boudeuse», voici six nouvelles qui dénotent l’esprit d’aventure de l'auteur et son goût pour l’extrême. Épris d’ailleurs et de liberté, Patrice Franceschi rêve éveillé ; nous ne savons pas où se trouve ici la frontière entre le songe et l’imaginaire.

Imaginons que le marcheur de la première nouvelle, qui donne son titre au recueil, est en Amérique du Sud, dans un paysage désolé, sans soleil, entouré de nuages de poussière. Il cherche son chemin, tourne en rond et passe trois fois devant les mêmes scènes : un grand champ de cannes à sucre, un homme sur sa mule, une femme au puits et cinq maisons blanchies à la chaux. Il ne peut sortir de ce cauchemar, il cherche la montagne, mais son sort semble avoir été dicté par une force supérieure, jusqu’au moment où le soleil revient et fait miroiter au loin l’eau d’un océan immense.

Dans «Une journée comme les autres», trois enfants sont très inquiets à l’idée que leur père, homme violent, comme chaque dimanche leur demande leurs cahiers de notes. Ils inventent un stratagème pour éviter les gifles paternelles et les coups de martinet. Comment échapper au père en voyageant en imagination ?

«La mort d’Oscar Veneur» décrit un employé du ministère des finances qui, comme chaque jour, traverse la rue mais ne voit pas ce matin-là le bus vert qui arrive. Au moment de mourir, il regrette sa vie rangée, sa famille et sa routine. Il se rend compte que tout finit pour lui, même s’il entend les bruits autour, de très loin. «Je me suis dit que j’aurais toujours dû vivre comme si j’allais mourir bientôt ; ça m’aurait drôlement poussé à ne rien rater». Il aurait dû être plus audacieux. Il prend conscience de l’importance de la vie mais il est trop tard pour lui.

Dans «L’Heure glorieuse d’Eduardo Peñablanca», un nain difforme et laid fait de la figuration au théâtre national de Madrid. Lors d’une représentation devant le roi et la cour, il s’élance sur la scène et récite une tirade enflammée. Il s’ensuit son renvoi et un grand scandale, mais Eduardo a eu son instant de gloire. La dernière nouvelle est la plus terrible : un mercenaire condamné à mort dans la jungle par l’armée régulière attend son exécution en espérant secrètement que son compagnon de lutte Pedro viendra le sauver à la dernière minute.

L’auteur nous décrit un échantillon d'une humanité qui n’a pas de chance, aux destinées fixées par un déterminisme implacable. L’homme est soumis à plus fort que lui et ne fait pas ce qu’il veut sauf en rêve. La mort rode dans trois des nouvelles, rapetissant l’homme aux dimensions d'un pantin dans la destinée du monde. L’écriture démontre une fascination pour l’extrême qui va droit à l’essentiel. Réalité ou rêve, comment savoir ? C’est ce qui fait tout le charme de ce recueil.


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 14/06/2019 )
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