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Crépuscules
Jonathan Coe   Billy Wilder et moi
Gallimard - Du Monde Entier 2021 /  22 € - 144.1 ffr. / 295 pages
FORMAT : 14,0 cm × 20,5 cm

Marguerite Capelle (Traduction)
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Tout est crépuscule dans le dernier roman de Jonathan Coe, auteur lui-même entré dans les lumières ocres de l'existence. Crépuscule pour Calista la narratrice, compositrice de films, anglaise d'origine grecque, à qui l'on ne commande plus d’œuvre et dont les jumelles sont en train de quitter le foyer. Ses deux raisons d'être s'effacent devant elle... Crépuscule dans la carrière de Billy Wilder, quand Calista, jeune femme, le rencontra dans le crépuscule des années 70. Crépuscule aussi parce que, bien sûr, le terme renvoie à l'un des chefs d’œuvre du réalisateur.

Le roman traverse ces ombres et fait le choix de la lumière, en retournant à cette époque de formation pour Calista, un été d'abord californien, quand elle rencontra fortuitement le réalisateur dans son restaurant, quand elle le retrouva ensuite à Corfou pour le tournage de son film Fedora... Soit le récit d'un autre crépuscule, la fin de carrière d'une actrice qui ne vieillit pas mais que le monde est en train d'oublier. Beaucoup de miroirs se regardent, se parlent et se mentent dans ce roman habilement construit. Même Spielberg, souvent cité par Wilder comme jeune barbu d'une génération de réalisateurs barbus, apparaitra au lecteur malgré tout et en partie sous les traits crépusculaires qui sont les siens aujourd'hui.

Avoir vu Fedora participera au plaisir de lecture car Jonathan Coe esquisse plusieurs moments importants du film, met en scène les acteurs, Theresa Keller, alors jeune, ingénue, William Holden, des figurants, l'équipe d'un tournage dont sont dévoilées quelques coulisses. C'est savoureux. Et puis, au mitan du roman, un récit gigogne, celui, exposé par Wilder lui-même, à l'occasion d'un dîner et sous la forme d'un script cinématographique, de ses propres jeunes années, quand, de retour des Etats-Unis pour l'Europe, il fut en charge d'un documentaire nourri d'images tournées à l'ouverture des camps. Et le fantôme des siens. Un roman où l'on passe aussi par Paris, les côtes Normandes, la plaine de Meaux et un grand restaurant bavarois. Autant de scènes en apparence anodines, qui jouent le rôle de balises, de moments fondateurs, pour Calista.

Billy Wilder et moi, malgré ses limites, une écriture au style prosaïque, peut-être accentué par la traduction, est un bon roman, qu'on lira d'une traite, une fois visionné sur les plateformes dédiées le film qui en structure l'intrigue.


Thomas Roman
( Mis en ligne le 16/04/2021 )
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