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L’œuvre ultime
Denis Labayle   Rouge majeur
Editions-dialogues.fr 2011 /  18 € - 117.9 ffr. / 215 pages
ISBN : 978-2-918135-26-5
FORMAT : 13,5cm x 20,0cm
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Paris, 5 mai 1955. Nicolas de Staël assiste au théâtre Marigny au concert d’Anton Weber l’un des créateurs avec Schönberg du dodécaphonisme. Il est envouté par cette musique.

Plongeant dans une œuvre suprême, explorant l’insondable lien entre la musique et la peinture, durant dix jours de création exclusive, intensive, ultime, Nicolas de Staël cherche à reproduire dans l’abstraction de sa peinture l’émotion, la jouissance, l’exaltation de cette révolution musicale. Il se confronte à sa fureur de peindre sur une toile immense (350x600.) où le fond rouge, presque incandescent, laisse séparés par une multitude de pupitres et de partitions, le noir massif du piano à queue et l’ocre jaune de la contrebasse qui se font face, seuls et silencieux. Comme un temps mort. Comme un silence où seule vibre la couleur.

Peindre la musique, une toile démesurée pour un défi majeur,... et la mort, par défénestration.

Des années plus tard, en découvrant au Musée Picasso d’Antibes «Le Concert» de Nicolas de Staël, l’auteur, Denis Labayle, est fasciné par l’histoire de cette toile inachevée. Or, Nicolas de Staël n’est pas qu’un grand peintre, c’est aussi un très bon écrivain qui a laissé de nombreuses lettres que l’auteur va étudier scrupuleusement. Tous ces documents vont lui permettre de retracer les jours précédant sa mort et, même si quelques libertés ont été prises pour les besoins du roman, il pense être le plus fidèle possible à Nicolas de Staël dans le cheminement qui l’a mené à mettre fin à sa vie.

Afin d’aborder ces dix jours de création et révéler le fruit de ses enquêtes, Denis Labayle, crée un roman dont le personnage fictif, journaliste américain, va se lier au peintre. Dans un effet miroir très particulier, les deux hommes se ressemblent, tous deux fascinés par l’art, mais l’un a créé son œuvre et l’autre pas, l’un agit et l’autre regarde, les deux personnages sont antagonistes jusque dans leur physique : l’un est beau et l’autre blessé de guerre…

Le lecteur, plongé dans l’ambiance de l’après-guerre et de l’avant-garde artistique des années 50, découvre à travers le reportage du journaliste l’un des plus grands peintres de son époque, Nicolas de Staël, ses doutes, ses démons, la souffrance des critiques et sa douleur d’aimer mais aussi le rapport viscéral à la couleur, à l’acte de peindre.

Ce roman très réussi a connu un destin bien contrarié puisque la maison d’édition a fait faillite au moment de sa sortie alors qu’il venait d’obtenir le Prix des lecteurs de Brive. L’éditeur Dialogues relève à nouveau un défi (après Médiator, combien de morts ?) en choisissant de rééditer cet excellent Rouge Majeur que de nombreux lecteurs attendaient.


Marie-Claude Bernard
( Mis en ligne le 03/06/2011 )
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