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Littérature  ->  Essais littéraires & histoire de la littérature  
 

Le Roman moderne, fils de la Révolution et de l'Ancien Régime ?
Mona Ozouf   Les Aveux du roman
Fayard - L'Esprit de la Cité 2001 /  21.07 € - 138.01 ffr. / 352 pages
FORMAT : 154x240
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<i>«En littérature, il n’y a jamais de table rase.» Ce constat dressé par Mona Ozouf sert de fil conducteur à cet essai publié en 2001, Les Aveux du roman. L’historienne qui, de Madame du Deffand à George Sand, avait si bien analysé l’évolution des «mots des femmes» de l’âge des Lumières au XIXe siècle, s’attache aujourd’hui à scruter les liens tissés entre la littérature de l’Ancien Régime et celle de l’ère post-révolutionnaire.

De liens, pourtant, il ne saurait être question dans l’esprit des apologues du roman «pour les citoyens, par les citoyens». Car quel lecteur, après 1789, pourrait se satisfaire d’une littérature du goût, de la culture, de la différence, vestige de la société ultra-hiérarchisée des salons et des privilèges ? Et quel écrivain oserait encore inscrire son œuvre dans les traces de ses obsolètes prédécesseurs ?

Mona Ozouf montre qu’à ces questions manichéennes, les écrivains apportent des réponses contrastées. A la tentation du nivellement démocratique, ils opposent le droit à cette singularité que l’élan révolutionnaire entendait bien gommer. Ainsi le parcours de Barbey d’Aurevilly le conduit-il du dandysme scandaleux à un brusque virage vers le catholicisme dont porte témoignage son Prêtre marié ; ainsi Chateaubriand opère-t-il un glissement subtil de l’«épopée de l’homme de la nature» (Atala) à celle de l’homme avec Dieu (Génie du christianisme) ; ainsi Flaubert prend-il Bouvard et Pécuchet au piège d’une impossible culture égalitaire.
De cette prise de position découle une nouvelle donne littéraire qui, au mitan du XIXe siècle, fondera le roman moderne : celui d’un individualisme éclairé, d’un égotisme forcené, dont les figures emblématiques ont nom Rastignac, Rubempré ou Leuwen…


Pierre Brévignon
( Mis en ligne le 26/10/2001 )
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