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Quête du père
Julia Glass   La Nuit des lucioles
Editions des Deux Terres 2015 /  23 € - 150.65 ffr. / 571 pages
ISBN : 978-2-84893-207-1
FORMAT : 13,0 cm × 20,5 cm

Anne Damour (Traduction)
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Julia Glass est une romancière heureuse : quatre romans (Jours de Juin, Refaire le monde, Louisa et Clem, Les Joies éphémères de Percy Darling), quatre succès aux Etats-Unis comme en France. Les éditions des Deux Terres, qui l’ont publiée dès Jours de Juin, poursuivent avec ce cinquième, La Nuit des lucioles, fort bien traduit par Anne Damour.

On y retrouve des personnages présents dans Jours de Juin, Lucinda Burns et Fenno Mc Leod, mais le roman peut parfaitement se lire de façon indépendante. Julia Glass aime entraîner ses lecteurs dans une errance entre hier et aujourd’hui, et décrire le monde à travers les regards de ses différents personnages. L’action se passe sur la côte Est des États-Unis, dans des milieux plutôt aisés, et, comme toujours chez Julia Glass, on baigne dans une ambiance chic, l’atmosphère aristocratique du patriciat américain, même si tous les acteurs de l’histoire n’en font pas partie. Deux, voire trois, générations : celle de Lucinda et de Jasper, les aînés, celle de Daphné et Mal, et enfin Kit et ses enfants. Trois générations, une Amérique qui change, des triomphantes années 1960 aux années SIDA et à nos jours. Des chapitres qui alternent entre aujourd’hui et hier.

Lucinda se marie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, épouse Zek qui, avec son soutien, deviendra un brillant sénateur. Une trentaine d’années plus tard, Jasper, un peu plus jeune, dont l’univers est celui de la montagne, de la neige, du froid, des chiens de traineaux, a épousé Daphné, mère célibataire de Kit (Christopher) ; Daphné, citadine, violoncelliste de talent, sur qui s’ouvre le récit, alors qu’elle est une adolescente brillante qui espère une carrière d’instrumentiste, une femme de caractère.

Kit, la quarantaine entamée, est le personnage central, le pivot du récit ; époux de Sandra, redoutablement efficace, il est père de deux jumeaux, Will et Fanny. A la différence de Sandra, Kit est désorienté, incertain, historien d’art sans emploi. Dans une lecture psy, et sans aucun doute simpliste, Sandra est convaincue que Kit doit découvrir enfin qui est son père, et que retrouver l’identité paternelle lui permettra de faire face à ses difficultés, de surmonter son manque de confiance.

Le récit entrecroise les différents points de vue et Julia Glass pose avec sensibilité ses personnages qui ont une réelle épaisseur : Kit dans sa quête incertaine d’un père inconnu, Lucinda qui fait le point sur sa vie et doit accepter des remises en cause déchirantes, Fenno McLeod qui apprend à se libérer des fantômes du passé. Chacun à sa façon doit se résigner à ne plus tricher, à ne plus conclure de petits accommodements avec la vie…

Comme dans ses romans précédents la romancière aborde des questions éternelles  et sensibles au cours des dernières décennies : la grossesse non désirée, l’homosexualité, les rapports dans la fratrie, le vieillissement et le changement de société que doit affronter toute génération à l’âge mûr et davantage peut-être encore la génération de Lucinda, jeune adulte au début des années 1950, qui a vu se métamorphoser à vive allure son univers quotidien, technologie, mœurs et mentalités.

Un roman bien écrit, bien traduit, qui devrait plaire à un vaste public.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 08/06/2015 )
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