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Souvenirs d’une époque disparue
Georges-Olivier Châteaureynaud   La Vie nous regarde passer
Grasset 2011 /  18 € - 117.9 ffr. / 236 pages
ISBN : 978-2-246-78508-8
FORMAT : 13cm x 20,5cm
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Depuis le premier jour, cachée derrière toutes les fenêtres, dans les embrasures de toutes les portes des rues que nous empruntons, la vie nous regarde passer». Et c’est sur cette vie, ces vies, que Georges-Olivier Châteaureynaud, né en 1947, s’interroge.

Dans ce joli livre dédié à sa mère Monette, il fait revivre les années d’après guerre, la mésalliance qui unit si mal sa mère et Jo, le séduisant fils de famille revenu des camps. Une union vite rompue, mais à laquelle Monette resta fidèle tout en élevant son fils unique. La description des deux familles, pittoresque du côté de Monette, petite bourgeoise de celui de Jo, et entre les deux, le fils qui, selon la tradition familiale, porte le prénom de George, tradition qu’il ne transgresse pas : «Le moment venu je me suis refusé à faillir à la tradition qui voulait que le fis aîné de la branche aînée se prénomme Georges, et j’ai appelé Georges-Thomas mon premier fils».

La rencontre forte avec le grand père paternel, la découverte de la lecture, les vacances en Bretagne, la pauvreté assumée avec Monette, les déménagements successifs, depuis la misérable chambre de bonne rue Boutard, jusqu'au studio dans une cité neuve des années 60 : autant de souvenirs égrenés. L'auteur fait avec talent, par petites touches, sans en avoir l’air, revivre la France des années 50 et 60, une France qui entrait dans la prospérité des Trente glorieuses et ne le savait pas, une France marquée par l’autorité à tous niveaux, le sens du devoir, une France qui vient de traverser trois guerres, la Seconde Guerre mondiale, l’Indochine et l’Algérie.

Être adolescent dans les années 60 : Georges-Olivier Châteaureynaud l’éprouve pleinement, entre ses copains, sa mobylette, une guitare, les vols de livres chez les libraires, le tout débouchant sans crier gare sur mai 68 et une réussite inattendue à l’université, qui devait tout aux événements de mai et rien à son travail ! Mais, désormais, les années de refus peuvent se clore, et progressivement Châteaureynaud, presque sans s’en rendre compte, accomplit la prédiction d’un instituteur de l’école communale, Monsieur Delmas : il devient écrivain. Inconnu du sérail, son premier manuscrit envoyé par la poste est édité chez Grasset. Depuis, il a construit une œuvre romanesque originale.

La Vie nous regarde passer est un texte émouvant sur la naissance d’un romancier, mais aussi sur une société disparue, celle de la France du XIXe siècle qui dura jusqu’au milieu des années 60. C’est aussi toute une galerie de personnages, drôles, pathétiques, naïfs ou retors, que Châteaureynaud campe avec talent. Des souvenirs tendres aux couleurs des photographies de Doisneau et de Ronis.

Un joli moment de lecture.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 22/04/2011 )
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