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Bienvenue en Utopie
Philippe Nicholson   Serenitas
Carnets Nord 2012 /  20 € - 131 ffr. / 425 pages
ISBN : 978-2-35536-058-9
FORMAT : 14,2 cm × 21,1 cm
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gé de 38 ans, Philippe Nicholson, qui vit à Paris mais possède un passeport britannique, a travaillé dans la finance et le journalisme. Après Krach Party, son premier roman évoquant l'univers cynique des spéculateurs internationaux, Serenitas est son deuxième roman.

La France, dans quelques années : l’Etat est en faillite, les services publics ont disparu au profit de multinationales qui gèrent la médecine, les transports, l’éducation, l’information, dont ne peuvent plus profiter qu’une frange réduite de la population, les plus riches. Ceux-ci habitent dans des cités protégées, comme «Serenitas», véritable prison dorée, où ils n’ont pu accéder que grâce à un comportement jugé exemplaire, c'est-à-dire parfaitement soumis, par une entité ressemblant fort au «Big Brother» d’Orwell.

Dans les villes, en particulier à Paris, ne restent que les plus pauvres, SDF dont l’espérance de vie ne dépasse pas quelques années, bandes de jeunes «maraudeurs» quasiment illettrés qui sèment la terreur. Les quartiers périphériques sont sous la coupe de la mafia, qui impose ses lois et règne en maître, grâce à l’argent venant de la vente de la drogue, en particulier la «D 23», drogue «parfaite», puisque fortement addictive sans provoquer d’overdose. Tous ces mondes cohabitent sans vraiment se rencontrer, en un parfait équilibre maintenu par une surveillance et un fichage constants de chaque individu.

Dans ces rouages parfaitement huilés, un grain de sable apparaît : Fjord, journaliste atypique, travaillant à National, le plus gros organe de presse français ; au hasard d’une enquête, notre héros quelque peu rebelle est témoin d’un attentat faisant de nombreux morts ; le gouvernement attribue aussitôt cet attentat aux narco-gangs de la Mafia, mais Fjord est très sceptique ; il va poursuivre une enquête qui le mènera au cœur de la «IJing Ltd», multinationale hyper puissante, propriétaire de «Serenitas», qui tente de racheter une partie du territoire français. Fjord va fortement contrecarrer ces projets.

Révéler la suite de l’intrigue serait dommage, car celle-ci nous tient vraiment en haleine le long des pages de ce véritable «thriller futuriste» ; au journaliste Fjord s’ajoutent des personnages parfaitement décrits et intéressants, l’ex-femme de Fjord (et sa supérieure hiérarchique), au comportement parfaitement soumis, qui comprend de moins en moins Fjord au fur et à mesure du roman ; «Flying Bus», le chef de la Mafia, qui sert d’informateur à Fjord ; Ted Muller-Smith, administrateur français de la «IJing Ltd», cynique et inhumain à souhait ; le vieux flic Dalbert, ami de Fjord, etc

Philippe Nicholson réussit son pari de nous faire vivre ce roman à la fois comme une anticipation véritablement effrayante, et en même temps pas si éloignée de certaines des errances de nos sociétés dites évoluées… Certes, ce n’est pas de la grande littérature, mais la lecture est plaisante, le suspense est parfaitement mené, et le héros suffisamment rebelle au monde dans lequel il vit pour qu’on s’identifie sans problème à lui. Tous les ressorts du «thriller» sont présents (le héros seul contre tous, la théorie du «grand complot», le revirement de certains alliés qui deviennent ennemis, ou l’inverse, les fausses pistes et rebondissements incessants, le secret révélé en toute fin de livre, etc.). On pourra cependant regretter la fin, un peu conventionnelle et trop «happy end».


Michel Pierre
( Mis en ligne le 18/07/2012 )
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