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Une histoire de la paume
Yves Carlier   Thierry Bernard-Tambour   Jeu des rois, roi des jeux - Le jeu de paume en France
Éditions de la Réunion des musées nationaux 2001 /  41.98 € - 274.97 ffr. / 180 pages
ISBN : 2-7118-4138-3
FORMAT : 24 X 22 cm
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Entre démolition des salles de paume et disparition massive du sport, on
ignore aujourd’hui presque tout de ce jeu qui a suscité les passions en
France jusqu’à devenir l’un des symboles de l’histoire nationale par le
truchement du serment fondateur de la Révolution française. Le
catalogue de l’exposition qui se tient actuellement au château de
Fontainebleau fait le point sur le sujet. À travers différents essais,
majoritairement rédigés par des conservateurs, il restitue l’histoire de la
paume ainsi que celle des salles royales les plus prestigieuses, dans
les châteaux de Villers-Cotterêts, Blois, Ecouen, Saint-Germain-en-Laye,
Versailles ou Fontainebleau....

Cette histoire complexe s’écrit en plusieurs temps. On y trouve, à
l’origine, les jeux de balle antiques dont est indirectement issue la
paume puis l’abandon de la longue paume, pratiquée en plein-air, pour
la courte paume qui se joue en salle, sans doute pour éviter les dangers
de balles perdues dans la ville... On voit se fixer les règles de jeu, les
codes relatifs aux corporations des paumiers, les formes définitives des
salles et des instruments comme le remplacement de l’esteuf, fait
de bourre de poils ou d’étoupe de laine recouverte de peau de mouton,
pour une balle confectionnée en drap serré par une ficelle.
On en découvre la filiation avec le jeu de volant, la pelote ou le tennis. On
en suit la progressive décadence...

Mais le plus fascinant, c’est sans doute l’engouement qu’a pu soulever
ce jeu. Sport agréable, pratique recommandée par les pédagogues pour
l’apprentissage des vertus morales, divertissement pour les spectateurs,
objet de paris (le terme tripot désignait à l’origine des établissements de
paume), il réunissait toutes les couches de la population. Il faut ainsi
s’imaginer une femme joueuse émérite au 15e siècle, un cardinal de
Richelieu se faisant construire une salle dans son château de Reuil et
une multitude de princes passionnés maniant depuis l’enfance la
raquette et le battoir. Ainsi Charles VIII qui se fit une blessure mortelle à la
tête en allant assister à une partie dans le château d’Amboise ou
François Ier qui se fit aménager une salle sur un bateau. Et dire que l’une
des causes de l’abandon de la paume fut l’étiquette de la cour de Louis
XIV qui interdisait aux hommes d’aller en chemise...


Zoé Blumenfeld
( Mis en ligne le 31/10/2001 )
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