L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Lundi 10 août 2020
  
 
     
Le Livre
Beaux arts / Beaux livres  ->  
Peinture & Sculpture
Arts graphiques
Architecture & Design
Photographie
Histoire de l'art
Manuels & guides
Beaux livres & Catalogues

Notre équipe
Littérature
Essais & documents
Philosophie
Histoire & Sciences sociales
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Poches
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Beaux arts / Beaux livres  ->    
 

Alger couleur sépia
Malek Alloula   Alger photographiée au XIXe siècle
Marval 2001 /  54.96 € - 359.99 ffr. / 173 pages
ISBN : 2-8623-329-3
FORMAT : 28 x 25
Imprimer

Page après page se révèlent le mystère et la beauté d’une ville mythique, celle qui a marqué Camus ou Genet. Le récit de Malek Alloula, à la première personne, emmène le lecteur de la Casbah à la place de l’Opéra en décrivant les ambiances, les sensations, les rencontres. On y découvre les belles dames du temps jadis, divinement parées, le Sphinx, qui fut le plus grand bordel de la ville et ces maisons traditionnelles dotées de patio à ciel ouvert, les ouast ad-dar. La poésie des textes s'harmonise avec les citations de Julien Gracq, tirées de La forme d’une ville, qui traduisent l’impact d’un lieu sur l’écrivain. De courtes biographies des photographes donnent des éléments essentiels pour mieux appréhender les clichés. On apprend ainsi que le portrait d’Abd-el-Kader par Louis-Jean Delton a été réalisé à Paris lors de la visite de l’émir en 1865.

Du daguerréotype à la vue panoramique, les photographies sont rassemblées dans un portfolio qui fait suite à ces souvenirs. Ville portuaire, Alger décline ici toute son activité. Le balancement des bateaux laisse sur la pellicule des ombres floues. Plus loin, un pêcheur sert de premier plan à une vue générale de la ville. Du daguerréotype de Delemotte en 1850, dont les couleurs témoignent du passage du temps, au Jardin d’essai : allée de Palmiers d’Alexandre Leroux en 1890, la visite passe du noir et blanc aux teintes sépia. Les escaliers du Café des Platanes invitent à découvrir l’architecture mauresque, le patio du musée d’Alger sert d’écrin à des sculptures grecques et romaines, l’intérieur de la Grande Mosquée et son enfilade d’arcades en ogives rappellent les architectures mystérieuses de Piranèse.

Mais Alger, c’est aussi la colonisation et l’architecture occidentale : le boulevard de la République, la place du Gouvernement, la statue du duc d’Orléans. Les dentelles de pierre de la rue de la Marine n’ont rien à envier à celles du Théâtre impérial. Des bâtiments massifs, des lignes droites, des façades scandées de corniches et ornées de statues ou de mascarons affirment l’éclectisme architectural de la ville. Les portraits sont rassemblés à la fin de l’ouvrage, Mauresque d’Alger, Couple, Monseigneur Pavie, évêque d’Alger. Puis, c'est la conclusion vers les grands espaces : les perspectives de palmiers, les bambous alignés comme à la parade, la campagne algéroise, et comme une odeur d'iode qui vous envahit à la vue de la Méditerranée…


Stéphanie Magalhaes  Sélectionné par ArtAujourdhui.com
( Mis en ligne le 14/12/2001 )
Imprimer
 
SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

 
  Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2020
Site réalisé en 2001 par Afiny
 
livre dvd