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Âme navigantifiée
Philippe Bouchet   Charles Lapicque, la vocation maritime
Palantines 2011 /  29 € - 189.95 ffr. / 112 pages
ISBN : 978-2-35678-050-8
FORMAT : 22 x 28 cm
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A l’occasion de l’exposition du Musée des Jacobins de Morlaix consacrée à Charles Lapicque (du 2 juillet au 31 octobre 2011), les Éditions Palantines publient un ouvrage sur l’œuvre du peintre, préfacé par Patrick Jourdan, Conservateur Général et signé de Philippe Bouchet. Historien de l’Art, Commissaire d’exposition, Philippe Bouchet est un spécialiste de Charles Lapicque pour lequel il a déjà dirigé la publication de la monographie de référence et obtenu le prix Bordin de l’Académie des Beaux-Arts.

Dans cet ouvrage, Charles Lapicque, la vocation maritime, P. Bouchet revient sur la personnalité singulière de l’artiste. Viscéralement attaché à la Bretagne de son enfance, fasciné par la mer et les océans, Charles Lapicque reconnaît lui-même qu’il a commencé sa carrière de marin à dix-huit mois. Mais, de son éducation il garde une autre passion, la musique, dont il témoignera dans ses peintures.

Scientifique de haut niveau, diplômé de l’Ecole Centrale, c’est tout naturellement qu’il se distingue encore par son don pour le dessin technique et industriel. Cet esprit libre, voire anticonformiste, sait conjuguer rigueur scientifique et créativité, toutes choses qui contribuent à le situer en marge du monde de l’Art. L’expérience de laboratoire et la capacité d’analyse scientifique influencent désormais sa méthode et son approche picturale : «il inverse l’ordre habituel des couleurs hérité du Quattrocento, instaure un chromatisme révolutionnaire, une ossature visible, une grille qui exerce une influence déterminante sur les jeunes peintres» de l’époque. Mais surtout il garde de cette culture scientifique un fondement essentiel : observer et penser. Curieux de tout, il est toujours prêt à expérimenter de nouveaux univers, puisqu’après sa thèse il devient écrivain.

Après la guerre, la liberté de circulation lui permet de retrouver la côte bretonne. P. Bouchez note alors que les plaisirs retrouvés tels que la baignade, la pêche ou la navigation, lui inspirent une écriture plus gestuelle. C’est cette particularité qui consiste à mettre l’abstrait au service de la figuration, que la critique nommera «le phénomène Lapicque». Il devient ainsi un des pères spirituels de la peinture figurative, très appréciée du grand public. Il expérimente des thématiques qui l’intéressent, navigant sans cesse entre figuration et abstraction, il s’éloigne des motifs pour laisser place à sa mémoire, son intuition, et son imaginaire, et trouve ainsi le dialogue entre les formes. Il recherche constamment la traduction picturale de son expérience en mer qui n’est autre que son «âme navigantifiée» comme il aime se définir.

En juillet 1948, il est nommé Peintre agréé de la Marine, bien loin du style des recrues classiques. Son imaginaire riche, cette couleur au centre de ses tableaux, ces formes et ce mouvement, cette manière de «tordre la coque d’un cuirassé, donner à la mer et aux nuages des couleurs inhabituelles, présenter les membres d’équipage comme des petits personnages de cartoons», déroutent un peu la Marine Nationale. En 1966, face à un conservatisme borné, il demande à ne pas renouveler son titre de Peintre agréé.

Dans la seconde partie de l’ouvrage, l’auteur relate l’entretien qu’il a eu avec Philippe Lapicque, le petit-fils du peintre. Agrémenté de nombreuses photos, notamment d’une très touchante reproduction d’un dessin au feutre rose, réalisé à la maison de retraite pour son petit-fils, un mois avant sa mort, cet entretien offre une approche très humaine et chaleureuse sur ce parcours hors norme.

Spécialiste des livres d’Art, les éditions Palantines ont reproduit en troisième partie de l’ouvrage une iconographie particulièrement soignée de plus d’une centaine d’œuvres de l’artiste dont certaines seront exposées au Musée des Jacobins de Morlaix.


Marie-Claude Bernard
( Mis en ligne le 29/06/2011 )
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