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Laurent Delmas   Jean-Claude Lamy    Collectif   Cinéma - La grande histoire du 7e art
Larousse 2011 /  22 € - 144.1 ffr. / 335 pages
ISBN : 978-2-03-586023-1
FORMAT : 19,5cm x 25cm

Préface de Gilles Jacob
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Revisiter les très riches heures du cinéma mondial revient souvent à contempler les enluminures de nos propres vies. Comme jaillies d’un album de photos, les émotions pures peuvent surgir aussi bien que les sages amnésies ou les réévaluations équitables». C’est ainsi que le président du Festival de Cannes Gilles Jacob présente l’intérêt de se pencher sur l’histoire du cinéma dans la préface de l’encyclopédie Cinéma. La grande histoire du 7e art que les éditions Larousse viennent de publier (nouvelle édition).

Rédigé sous la direction de Laurent Delmas et de Jean-Claude Lamy, cet ouvrage entend donner au lecteur la possibilité de découvrir «cet art aussi jeune qu’universel». Comme l’indique le préfacier, cette «somme de travail (…) laisse place à la curiosité et à la rêverie». En effet, «voir apparaître sur le tapis volant Griffith ou Eisenstein, Germaine Dulac ou Almodovar, Lubitsch ou Wong Kar-waï, Marilyn ou Musidora, c’est explorer des rapports collatéraux, des liens de filiation, des amours invisibles, c’est arpenter la planète Cinéma chaussé des bottes de sept lieues».

Souvent, le cinéma fait en effet écho à nos coups de cœur et à nos états d’âme, de même qu’à nos colères et à nos élans. Au fil des pages, chaque lecteur pourra trouver ce dont il a envie et besoin. Par le truchement de cette Histoire, le cinéma devient une sorte de machine à traverser les époques. Comme l’écrit G. Jacob, «il nous renvoie à notre passé, il accompagne notre présent et prédit notre avenir». Son histoire colle à la nôtre. Entre terrains connus et terres étrangères, le voyage qu’entreprend le lecteur en parcourant cet intéressant ouvrage est nécessairement enrichissant.

Afin de retranscrire l’histoire du cinéma le plus fidèlement possible, les auteurs ont choisi de l’aborder par «la ligne de crête». C’est par le biais des «sommets» que cette histoire plonge le lecteur dans l’univers enchanté du cinéma. Ces cimes du cinéma, ce sont avant tout «les grands réalisateurs, les acteurs et les actrices mythiques, les âges d’or, les bonds en avant techniques, les grands moments de fièvre créatrice, les écoles et les mouvements qui ont ouvert de nouvelles voies». Sur ces hauteurs, que les cinéastes n’ont eu de cesse d’enrichir et de renouveler depuis plus d’un siècle, les auteurs de cette histoire du cinéma ont rencontré des figures exceptionnelles comme Chaplin et Ozu, Fellini et Welles, Bergman et Renoir, Hitchcock, Kubrick et bien d’autres.

Cette Histoire du 7e art comporte cinq chapitres. Le premier est consacré au cinéma muet (1895-1928), alors que le second porte sur l’âge d’or des studios (1929-1944). Le troisième s’intitule «Entre rêves et réalités (1945-1958)». Le quatrième chapitre a trait aux nouvelles vagues (1959-1975), tandis que la dernière partie de l’ouvrage concerne les cinémas du monde entier (1976 à nos jours). Comme toute approche, celle-ci est probablement quelque peu subjective, même si elle a été affinée lors de nombreuses rencontres entre universitaires, journalistes et patriciens du cinéma. Des annexes regroupent d’autre part les palmarès des festivals les plus prestigieux, un glossaire technique ainsi qu’une filmographie des principaux acteurs et réalisateurs.

Les évolutions internes du cinéma sont détaillées dans cet ouvrage, qui montre par ailleurs avec force que le septième art est «le formidable reflet de son temps et des époques qu’il décrit ou qu’il recrée». S’agissant de la guerre, le cinéma en a par exemple rendu compte de façons diverses. Mais, dans la plupart des cas, il prend parti par exemple pour en dénoncer les horreurs ou pour combattre les bourreaux à l’œuvre. Avec les particularités culturelles, économiques, sociales et politiques de chaque pays, le cinéma vise fréquemment à décrire un monde aspirant au changement. D’ailleurs, comme le notent les auteurs, il convient de parler non pas du cinéma, mais des cinémas. Leur diversité est, il est vrai, infinie.

Si jusqu’aux années 1960 le cinéma était principalement occidental, c’est-à-dire majoritairement américain et européen, il n’a eu de cesse de se développer dans le monde entier. L’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine ont progressivement découvert et manié le septième art, si bien que son histoire n’est pas exclusivement occidentale. Par souci d’exhaustivité, les auteurs ont croisé et recroisé, «avec patience et passion, les fils de la trame chronologique et ceux de la chaîne thématique». Ainsi, conformément à l’ambition des auteurs, aucun aspect majeur du cinéma n’a été laissé dans l’ombre. Avec cette encyclopédie, le lecteur pourra se constituer son propre festival.


Jean-Paul Fourmont
( Mis en ligne le 13/07/2011 )
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