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Rien de sensationnel, mon fiston !
Jean Giono   J'ai ce que j'ai donné - Lettres intimes
Gallimard - Folio 2009 /  6,10 € - 39.96 ffr. / 257 pages
ISBN : 978-2-07-039861-4
FORMAT : 11cmx18cm

Préface de Sylvie Durbet-Giono
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Des «petite[s] lettre[s] de bric et de broc» (p.145), voilà le recueil composé et préfacé par la fille de Jean Giono, Sylvie Durbet-Giono. Ces Lettres intimes ont pour principaux destinataires la femme et les filles de l’auteur du Hussard sur le toit. Leur intérêt, médiocre pour qui ignore l’œuvre de Giono, subsistera pour l’admirateur, dont le caractère se reconnaît à ce trait – fort louable du reste ! – que le moindre cheveu de son idole est susceptible de nourrir son intérêt et sa passion.

La première des lettres ici rassemblées fut écrite par un Jean de cinq ans à ses parents. La dernière le fut le 8 octobre 1970, par un Giono qui allait mourir le soir même. De celle-là à celle-ci, presque rien sur la guerre (hormis, en 1917, quelques lettres du front, mais la censure de guerre laisse douter de leur véracité), rien sur la politique, rien sur l’Occupation, rien sur les avanies de Giono à partir de 1944, rien ou presque touchant la littérature.

Celui qui écrit ici, c’est le mari et le père. «Jean papa» (p.216) se montre un homme d’excellente nature, enjoué, apte au bonheur, et plein d’amour pour sa famille. Tour à tour, il décrit le temps qu’il fait, ses fortes journées de travail, invite ses filles et sa femme à acheter telle ou telle robe chic, enfin évoque ses œuvres : non leur contenu hélas, mais leur publication, leurs rééditions et autres adaptations cinématographiques. Naturellement, l’argent joue son rôle, correspondance d’écrivain oblige…

Pas de forte littérature épistolaire donc… Ces lettres sont moins écrites que dites au fil de l’eau, avec légèreté, sur un tempo qui ne manque pas, au demeurant, de vivacité.

Alors ? «Alors tu vois, mon fiston, rien de bien sensationnel […]» (p.188).


Jean-Baptiste Fichet
( Mis en ligne le 14/04/2010 )
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