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Mon vieux
Eric Fottorino   Questions à mon père
Gallimard - Folio 2011 /  5,70 € - 37.34 ffr. / 217 pages
ISBN : 978-2-07-044331-4
FORMAT : 11cmx18cm

Première publication en juin 2010 (Gallimard - Blanche)
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Au fil de plusieurs de ses livres, textes hybrides entre récit autobiographique, témoignage, roman, et poésie aussi, Éric Fottorino déroule les fils fragiles, souvent douloureux, parfois tranchants, de son rapport au(x) père(s). Un pluriel malaisé mais de mieux en mieux assumé. Il les avait rassemblés, maquillés, dans Korsakov ; il avait dédié un ouvrage au suicide de son père pour de vrai, celui qui l'a élevé, qui était son père pour de faux, celui qui l'avait adopté. "C'est mon père adoptif. Un vrai faux père". Michel de Tunisie.

Aujourd'hui, Questions à mon père s'adresse à Maurice du Maroc, le père pour de faux, celui qui l'avait abandonné, qui est son père pour de vrai, "celui du sang dans les veines". Le papa du Maroc dont le nom est Maman (prononcer Mamane, précise l'auteur) et qui est aujourd'hui un obstétricien réputé. Le destin a un certain sens de l'humour, dirait-on. "Maroc, ça commençait comme un possessif très doux et terminait sur le dur du rocher", comme le rapport à cet autre père.

Avec toujours chez l'auteur, cette attention aux mots et les jeux homophoniques que l'on peut en tirer. De cette musique menteuse et révélatrice à la fois, Éric Fottorino tire la beauté de sa plume et le sens d'une oeuvre. Une oeuvre autobiographique qui n'a rien d'égotiste ; elle est pudique au contraire, sage et attentive à l'autre : un modèle à suivre, s'il peut être imité...

Ce roman développe l'apprivoisement par le narrateur de cet autre père, vieillard malade que le temps qui passe et court, que la mort brutale du premier père, que la ressemblance physique que l'érosion du temps fait sourdre, poussent à connaître et comprendre : "... son nom, son prénom, ses fossettes (longtemps j'ai écrit ce mot "faussettes", comme une fausseté ou la trace laissée par un faussaire, un faux air de toi)".

Ces 200 pages instaurent un dialogue qui aura mis du temps à éclore parce qu'il était impossible au narrateur d'aimer deux pères à la fois. Mais la preuve est dans les mots : il n'est jamais trop tard.


Thomas Roman
( Mis en ligne le 30/01/2012 )
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