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Un écrivain est né
Benoît Duteurtre   L'Été 76
Gallimard - Folio 2013 /  6,50 € - 42.58 ffr. / 205 pages
ISBN : 978-2-07-045152-4
FORMAT : 11,0 cm × 17,8 cm

Première publication en avril 2011 (Gallimard - Blanche)
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Un roman d'apprentissage, le récit autobiographique d'une entrée dans l'âge adulte. Une jeunesse normande et petite-bourgeoise, éveil à l'art et aux lettres à l'ombre des immeubles havrais. Benoît Duteurtre se raconte, et nous séduit.

Un béguin fondateur pour une belle Hélène, la maturation dans le bain d'idées révolutionnaires mâtinées de littérature et de poésie, de musique enfin, entre Debussy et les Sex Pistols, avec un goût de plus en plus prononcé pour la création la plus contemporaine, de Boulez à Stockhausen. Giono comme parrain en lettres, une figure locale aussi, le théâtre et la poésie. Duteurtre fait ses gammes en amour comme en lettres et en musique. Tout est synchrone, tout est joliment dit. L'auteur, aujourd'hui reconnu et d'un âge vénérable, respecte son alter-ego adolescent, dont il analyse d'une plume douce et classique les différents éveils à la vie. L'encre est sympathique, point nostalgique, elle trace plutôt dans un élan ferme et jovial une ode à la vie, où le ''je'' se fond dans l'universalité d'un nous générationnel voire, tout bonnement, humain. Rien d'autofictionnel ni de nombriliste ici donc. Ouf !

"Or ce moment précis où je commençais à devenir un homme coïncidait peut-être avec un point de basculement historique : parce que, en 1975, l'idée du progrès infini subsistait comme le mythe dominant, mais que le thème de la crise et du déclin se faisait chaque jour plus présent, annonçant ce dépérissement de la modernité entrevu déjà par quelques esprits avisés". L'été 76, moment matrice donc, année ogivale d'une existence qu'on ne peut juger, de son poste de lecteur/auditeur, qu'accomplie. Cette analyse générationnelle, que les historiens n'ont pas encore analysée (elle est encore trop jeune cette génération cadette des baby-boomers), sonne juste et convainc. Tout comme les pages sur la France de l'époque, prise en effet entre la crise et la modernité.

Alors, elle n'était pas encore décadente ni mangée totalement par le golem ultralibéral. Ni dévorée encore par l'hydre sécuritaire et xénophobe... Une France surannée donc, à l'image du Havre, ville détruite et renaissante, provinciale et bétonnée, ouverte sur le monde et à l'ombre intimidante de Paris : "une ville de province étriquée, mais aussi ce décor urbain et maritime propice à la rêverie".


Thomas Roman
( Mis en ligne le 07/06/2013 )
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