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Money, money, money, money...
Douglas Kennedy   Combien ?
Pocket 2013 /  6.70 € - 43.89 ffr. / 285 pages
ISBN : 978-2-266-23678-2
FORMAT : 11,0 cm × 17,8 cm

Première publication française en mai 2012 (Belfond)

Bernard Cohen (Traduction)

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Combien ? vaut surtout pour la passerelle offerte entre deux époques. Douglas Kennedy rapporte ces récits écrits au tournant des années 90 (20 ans déjà), la crise et les enjeux actuels donnant un intéressant relief à ces pérégrinations littéraires et financières.

Des textes écrits à l'occasion de rencontres entre un écrivain alors en devenir (son premier roman, Cul-de-sac, est publié en 1994 mais Kennedy a déjà composé en 1988 un récit de voyage, Au-delà des pyramides), et plusieurs acteurs de la finance internationale, aux différents coins de la planète. Une anthropologie financière, en quelque sorte, entre Wall Street et les souks de Casablanca, l'Australie, Singapour, Budapest, Londres... Avec comme idée celle de psychanalyser les faiseurs de millions, nababs des nouveaux temps, pions pyromanes du ''bûcher des vanités''.

Car tout est affaire de vanité dans ce rapport étrange à l'argent. L'ignoriez-vous ?... Medium d'une quête insondable du bonheur (et l'auteur rappelle Tocqueville et son intuition géniale sur le peuple américain, une idée aujourd'hui extensible à la planète entière : ''inquiets au milieu de leur bien-être''), solution aux rancunes et rancœurs, outil des règlements de comptes, avec papa, maman, la vie, ses propres fautes. Les premières pages - la préface et le premier chapitre consacré à New-York - sont de la sorte les plus intéressantes car Kennedy, jeune écrivain mais déjà trentenaire bien mûri, renoue avec d'anciens camarades de la fac, tous devenus requins de la finance malgré leurs spécialisations, alors, dans les humanités (cela reste encore très vrai aujourd'hui...). Et l'on comprend, si on ne le savait déjà, que l'argent ne fait pas le bonheur et que contrôler tout par son biais est sans doute la pire des impasses ; ainsi de Ted, multi-millionaire... dont les jumelles sont atteintes d'une leucémie...

Les pages sur Casablanca, Singapour et Budapest valent également un détour ; trois villes, trois cultures, trois ''entrées'' différentes dans l'ère de la prospérité financière et ses affres. Singapour où la consommation est aussi sommation, mise au pas supplémentaire par un État paternaliste et autoritaire ; Budapest et sa mue étrange vers le libéralisme ; Casa et la - très - relative excitation financière, dans une culture où, de fait pourtant, tout se marchande.

Pas de quoi résoudre l'équation actuelle de la crise financière mondiale mais voici un survol plaisant sur les fondations de ce ''nouvel ordre'' mondial. Quelques mots d'époques laissant deviner au loin mais pas si loin la force de la vague ultra-libérale. Fondations, pieds d'argile, et des hommes pour ciment, leur force, leur faiblesse, leur ambivalence... les énergies sourdes qui les animent.


Thomas Roman
( Mis en ligne le 28/10/2013 )
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