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Qui donc est Maria Cristina Väätonen ?...
Véronique Ovaldé   La Grâce des brigands
Seuil - Points 2014 /  6,9 € - 45.2 ffr. / 272 pages
ISBN :  978-2-7578-4308-6
FORMAT : 11,0 cm × 17,8 cm

Première publication en août 2013 (L'Olivier)
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On se demande parfois à la lecture d'un roman qu'elle bizarre alchimie aura fait précipiter dans l'âme d'un romancier l'idée de telle histoire, quelles parts se disputent là l'imagination et le sac d'autres vies que la sienne, ou bien de la sienne propre, juste déguisée, parfois nue. Ces questions surgissent à la lecture de La Grâce des brigands. Qui donc est cette Maria Cristina Väätonen ?...

Son parcours nous est donné par un narrateur tapi derrière les pages, et part d'un coup de téléphone : sa mère, folle dévote des forêts canadiennes, appelle Maria Cristina pour lui apprendre que sa sœur a eu un enfant - noir ! - et s'est enfuie sans lui. Maria Christina doit venir la chercher, elle qui s'était appliquée justement à fuir, éloigner, oublier une enfance terrible avec cette mère, ses dogmes, son racisme, son père, esquimau (finlandais) taiseux, et sa sœur, folle par sa faute... Fuir les verts sombres des forêts du nord pour le bleu turquoise du Pacifique et la chaleur californienne ; une torpeur pour en remplacer une autre, et refaire sa vie.

Maria Christina est devenue cet auteur estimé, réputée pour la froideur de ses prises de positions féministes. Elle vit en collocation avec Joanne l'originale et doit son succès au mentor et pygmalion Rafael Claramunt, baron des lettres, mais en chute libre depuis que le Nobel lui est passé sous le nez, et dont l'homme à tout faire, un noir massif, s'appelle... Judy Garland. Le retour à Lapérouse donne l'occasion d'un retour sur soi, et que soit dite l'histoire de Maria Cristina Väätonen.

On ne sait trop où tout cela mènera mais le lecteur se laisse volontiers conduire, pour les ambiances et ces personnages brossés en couleurs chaudes et vives, peintures simples et saisissantes, rappelant les toiles des grands maîtres réalistes américains, Hopper bien entendu, mais aussi l'artiste californien John Register, choisi d'ailleurs ici pour illustrer la couverture du roman. Il y a de cela dans le style de Véronique Olvaldé, la chaleur ouatée d'une plume, servant un propos plus acide, souvent glaçant...


Thomas Roman
( Mis en ligne le 11/06/2014 )
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