L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Mercredi 22 janvier 2020
  
 
     
Le Livre
Poches  ->  
Littérature
Essais & documents
Histoire
Policier & suspense
Science-fiction

Notre équipe
Littérature
Essais & documents
Philosophie
Histoire & Sciences sociales
Beaux arts / Beaux livres
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Poches  ->  Littérature  
 

Absence et nécessité
Grégoire Delacourt   On ne voyait que le bonheur
Le Livre de Poche 2015 /  7.30 € - 47.82 ffr. / 305 pages
ISBN :  978-2-253-18286-3
FORMAT : 11,2 cm × 18,0 cm

Première publication en août 2014 (JC Lattès)
Imprimer

Tout est manque dans ce roman de Grégoire Delacourt : absence, regret, amertume, incompréhension, sentiments néfastes qui cousent ensemble les destinées d'une famille plus triste que les autres mais pas si différente des nôtres : celle d'Antoine.

Expert en assurance, quitté par sa femme Nathalie – volage, inconstante, superficielle -, orphelin tôt d'une mère adorant Sagan, qui a préféré bovaryser loin des siens ; frère d'Anna, petite sœur frappée, depuis la mort inexpliquée de sa jumelle Anne, d'une étrange sorte de mutisme, ne prononçant de ses phrases qu'un mot sur deux... Le père est ce chimiste taciturne et éteint, Français moyen avare de mots et d'affection. Antoine est père à son tour, de Joséphine et Léon qu'il chérit plus que tout, avant que Nathalie ne parte refaire sa vie avec celui qu'on appelle ''l'Olive'', plus français moyen, plus beauf à grande gueule.

«Pourquoi est-ce lorsqu'on les perd qu'on croise enfin ceux qui nous ont manqué ?». L'intrigue se noue sur ce constat sublime de ses paradoxes, sur l'absence et la nécessité de l'Autre. Autour d'un drame, la narration partage le récit entre Antoine et sa fille, dans une dialogue en miroirs, dialogue de sourds aux résonances tragiques bien qu'émouvantes, très émouvantes, jusqu'à un final sur une plage du Mexique où il est question de pluie et de pardon.

On se laisse porter par le style faussement simple et tendre de Grégoire Delacourt. La plume est en fait amère, acide, empreinte d'une mélancolie et d'une gravité qui, parfois, imperceptiblement, créent le malaise, sans toutefois ralentir la lecture. Dont on aime aussi la peinture en sfumato de notre société, terne et morbide, les images, les formules, comme si, malgré l'horreur de l'existence, une poésie était encore possible.

«On grandit mal sans l'ombre d'une mère. On grandit de traviole. On devient des ronces».


Thomas Roman
( Mis en ligne le 28/09/2015 )
Imprimer

A lire également sur parutions.com:
  • Les Quatre saisons de l'été
       de Grégoire Delacourt
  •  
    SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

     
      Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2020
    Site réalisé en 2001 par Afiny
     
    livre dvd