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Pleurer maman comme il pleut sur les tuiles
Philippe Claudel   Quelques-uns des cent regrets
Folio 2006 /  4.90 € - 32.1 ffr. / 180 pages
ISBN :  2-07-031504-5
FORMAT : 11,0cm x 18,0cm
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Comme par un fait exprès climatique, douce empathie de Dame nature, métaphorique sous la plume de Claudel, c’est dans son village pris par les pluies, inondé même, que revient le narrateur à l’occasion du décès de sa mère. Ravagé par les ans, quelques-uns de ses cent regrets, il ne parvient pas vraiment à pleurer celle-ci, depuis trop longtemps perdue de vue, pour une brouille que les pages du roman, peu à peu, nous dévoilent… Alors, il pleut sur le village… «Je revenais vers des lieux engourdis, des paysages qui me parlaient au cœur avec l’accent traînant des peines jamais guéries. J’étais un adulte ordinaire, ni plus mauvais, ni meilleur qu’un autre. Je savais derrière moi le meilleur des ans.» (p.14)

Il revisite les lieux de son enfance, où les souvenirs, empoussiérés et quelque peu éteints, reprennent une certaine forme, mais grise, mais lumineuse aussi, peu à peu, lavée par le surgissement mûr d’un inespéré pardon. Car il en veut à sa mère, depuis toujours, et réalise finalement ici à quel point elle l’aima, et lui de même. «Toutes les familles possèdent, dit-on, d’épaisses strates de silence tendu, des souffrances engluées dans des secrets cachés bien au fond de belles armoires à linge.» (p.74)

On aime beaucoup l’explication que l’oncle donne de la vie, éclairant ainsi le titre du roman : cent regrets doivent la remplir, ni plus, ni moins, après quoi, vient la mort. Philippe Claudel dit cela beaucoup mieux, et, on ne sait pas vraiment pourquoi, il arrive à faire sourire et rendre heureux sur un constat pourtant si fataliste. Douceur et magique contagion d’un style faisant mouche dans son fond comme dans sa forme.


Bruno Portesi
( Mis en ligne le 19/06/2006 )
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