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Trinquons encore avec Amélie N.
Amélie Nothomb   Le Fait du prince
Le Livre de Poche 2010 /  6 € - 39.3 ffr. / 144 pages
ISBN : 978-2-253-12952-3
FORMAT : 11cm x 18cm

Première publication en août 2008 (Albin Michel)
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Une rentrée littéraire sans Amélie Nothomb, c’est un peu comme un Noël sans arbre. L’auteur et son éditeur le savent qui, chaque été au mois d’août, proposent le nouveau cru, comme un Beaujolais littéraire, obligatoire rendez-vous dont on apprécie la qualité tout en s’autorisant quelques critiques, parfois infondées, pour des discussion entre amis. Car confondre la qualité d’un romancier avec ses chiffres de vente, dans un rapport inversement proportionnel, est un sport très français qui, certes, vise souvent juste (cf. les Musso, Lévy, Werber et assimilés) mais peut aussi quelquefois se tromper. Tel est le cas d’Amélie N., écrivain génial, aux œuvres goûteuses et sans prétention, au style appréciable et quasi déposé – une vraie marque de fabrique, difficile à imiter – et aux royalties offrant le flanc de l’auteur à quelques critiques un brin jalouses et snobinardes…

Le Fait du prince, aujourd'hui en poche, est un bon cru. Sans crier au chef d’œuvre, on a là l’histoire saisissante et rondement menée d’un suédois d’adoption, ou plutôt par fraude. Parce qu’un homme d’origine scandinave, Olaf Sildur, a eu la bonne idée de s’effondrer mort dans son salon, en appelant, soi-disant, son garagiste pour dépanner sa jaguar, Baptiste Bordave, hôte malgré lui, se transforme en usurpateur. Il a la même carrure qu’Olaf et vit seul, de sorte que personne ne s’inquiètera de sa disparition : il laisse donc le viking gésir sur son sofa ; on prendra un jour son corps pour le sien ; à lui jaguar, villa versaillaise et train de vie aristocrate ! «Je voulais vivre à grandes enjambées, m’exalter d’exister. Rien de tel que d’adopter l’identité d’un inconnu pour connaître l’ivresse du large».

Baptiste/Olaf se retrouve donc dans la coquette maisonnée du défunt Olaf tout court, dont la femme, pas une seconde perturbée, le prend pour l’ami attendu de son époux et l’accueille à bras ouverts. Il la baptise Sigrid et descend avec elle quelques Veuves Cliquot (ça s’impose !) que la maîtresse de maison conserve amoureusement dans une piscine glacée, au sous-sol. Alcoolisme et farniente occupent ses jours, sous le regard d’un matou lui aussi imperturbable. Ce qui n’empêche pas Baptiste de chercher à comprendre qui était vraiment Olaf…

Comment souvent avec Mlle. Nothomb, le roman est court et se lit d’une traite, toujours un sourire aux lèvres ; pétillant, doré et gourmand, comme une coupe d’un bon champagne !


Bruno Portesi
( Mis en ligne le 19/05/2010 )
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