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Bande dessinée  ->  Réaliste  
 

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme… »
 Alcante   Didier Pagot   Vujadin Radovanovic   Pandora Box (tomes 1 et 2) - L’Orgueil (t. 1), La Paresse (t. 2)
Dupuis - Empreinte(s) 2005 /  12.95 € - 84.82 ffr. / 48 pages
FORMAT : 24 x 32 cm

L'Orgueil (tome 1), dessiné par Didier Pagot, ISBN 2-8001-3627-8, sorti le 5 janvier, 48 p, 12.95 €
La Paresse (tome 2), dessiné par Vujadin Radovanovic, ISBN 2-8001-3628-6, 5 janvier, 48 p, 12.95 €

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Voici les premiers tomes, parus tous deux début janvier, d’une nouvelle série de la collection Empreinte(s). Dans la lignée du Décalogue (Glénat) et consorts, Pandora Box est scénarisée par un même auteur, Alcante, mais chaque tome est confié à un dessinateur différent. Voilà qui permet de limiter l’attente du lecteur en librairie. En l’occurrence, Pandora Box comptera huit tomes : les deux prochains seront disponibles en mai, les deux suivants en septembre, et les derniers paraîtront en janvier 2006, un an seulement après le début de la série.

Le Décalogue avait pour fil conducteur un livre, Nahik, et ses dix commandements. Ici, c’est le thème des sept péchés capitaux qui a inspiré Didier Swysen, alias Alcante, un scénariste belge d’une trentaine d’années dont c’est ici la première « grande » réalisation (avant cela, il a notamment publié dans le Journal de Spirou). « Les sept péchés capitaux, explique l’éditeur, sont les équivalents judéo-chrétiens des maux de la boîte de Pandore. L'espérance, qui selon la légende en sortit en dernier lieu, donne son titre au huitième et dernier album. » L’idée de Pandora Box est simple : illustrer les sept péchés capitaux par une histoire résolument moderne. Ou comment les progrès de la science offrent de nouveaux horizons aux faiblesses humaines. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », disait déjà Rabelais…

L’orgueil (tome 1) et la paresse (tome 2) sont les deux premiers maux à s’échapper de la boîte, et ils « s’incarnent » respectivement en Narcisse Shimmer et Paris Troy (notez les prénoms au passage…). Narcisse Shimmer est le président des Etats-Unis et brigue un nouveau mandat. Mal en point dans les sondages, son adversaire charge un enquêteur de fouiller dans la vie privée du président et d’y trouver « le » scandale qui ruinera sa réélection. Il découvre un nouveau-né un peu trop protégé pour être « honnêtement » venu au monde… Paris Troy, lui, est un sportif de haut niveau. Voilà plusieurs années qu’il est imbattable sur le 100 m. Mais une vilaine blessure met en péril ses performances à la veille des JO. Cédera-t-il aux insistantes suggestions de son frère, lui-même tombé pour dopage quelques années plus tôt ?

Vous l’aurez compris, le clonage et le dopage sont au cœur des deux premiers scénarios d’Alcante. Premier bémol : on peut se demander si ces thèmes, tels qu’ils sont exploités, sont les meilleures illustrations des péchés d’orgueil et de paresse. Dopage et paresse, notamment, n’ont pas forcément beaucoup de liens… Second bémol : les scénarios, convenus, laissent le lecteur sur sa faim. Le rythme est là, certes, mais les situations et les personnages sont un peu trop prévisibles, voire caricaturaux. Certaines scènes prêtent parfois à sourire, comme la « bagarre » entre l’enquêteur et la conseillère en communication de Narcisse Shimmer dans L’Orgueil (une planche entière, p. 40), façon « t’excite pas ma grande, ou je vais finir par te faire mal ». Graphiquement, pas grand-chose à signaler : Didier Pagot (qui sera aussi le dessinateur du dernier tome) et Vujadin Radovanovic servent efficacement ces deux histoires. Une certaine déception, donc, car l’idée de départ de Pandora Box était prometteuse. Mais les prochains tomes sont tout de même à surveiller !


Anne Bleuzen
( Mis en ligne le 22/01/2005 )
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