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Presque un coup de coeur
Jean-David Morvan   Nicolas Nemiri   Je suis morte (tome 1) - Apprendre
Glénat - La Loge noire 2003 /  10.99 € - 71.98 ffr. / 48 pages
ISBN : 2-7234-3853-8
FORMAT : 24 x 32 cm
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En naissant, chacun d’entre nous est une nouvelle espèce en voie de disparition. Si l’on s’accommode tant que bien que mal de cette évidence, c’est peut-être parce que nous sommes tous logés à la même enseigne. Aster, elle, débarque dans un monde où l’immortalité est devenue la norme, suite à des expériences menées sur l’ADN humain. A des siècles de nous. Petit à petit, la petite fille comprend qu’elle a été conçue « à l’ancienne » et que sa vie à elle aura un terme. Cette prise de conscience éveille en elle un sentiment de révolte qui laisse ses « congénères » pantois : «C’est la mortelle… ces gens-là ne sont vraiment pas comme nous ! Ca devait vraiment être l’anarchie, de leur temps…» Sur la Terre, la mort est devenue tabou, et la violence dans son sillage, semble-t-il.

Prévu en trois tomes, Je suis morte aborde de manière originale le thème de l’acceptation de la différence, puisqu’ici, c’est un humain tout ce qu’il y a de plus banal (pour nous, lecteurs) qui fait office d’animal de cirque dans une société futuriste. La norme, évidemment, est toujours relative... Je suis morte pourrait donc être un conte « moral » ; d’ailleurs le dessin très particulier – et très séduisant – de Nicolas Nemiri crée une ambiance onirique tout au long de cet album. Mais certains éléments de l’histoire laissent penser qu’une dimension supplémentaire, proche du thriller, se profile à l’horizon des prochains tomes. Les deux premiers tiers de l’album sont très réussis ; le dernier, qui décrit le colère et la révolte qui s’emparent d’Aster, frôle malheureusement la caricature psychologique, avec des dialogues un peu faibles : «Je me tue si je veux, bande de cons […] On n’est pas de la même race, putain ! Vous le bitez, ca ?» On referme donc Je suis morte sur un sentiment inégal, qui empêche le véritable coup de cœur qu’on était tout près d’avoir.


Anne Bleuzen
( Mis en ligne le 26/09/2003 )
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