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Trois hommes et une femme dans un bateau
Xavier Dorison   Mathieu Lauffray   Long John Silver (tome 2) - Neptune
Dargaud 2008 /  13 € - 85.15 ffr. / 48 pages
ISBN : 978-2205-06024-9
FORMAT : 24x32 cm
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Près d'un mois après avoir quitté l'Angleterre, le Neptune approche enfin des côtes du Nouveau Monde. Sa destination : la légendaire cité perdue de Guyanacapac, qui recèle les fabuleux trésors du défunt empire inca. Lord Byron Hastings a trouvé cet Eldorado ; c'est conformément à ses instructions que son frère, le capitaine Edward Hastings, a affrété le Neptune pour l'aider à rapatrier l'or. À bord du navire s'est invitée Lady Vivian, l'épouse infidèle de Lord Byron, bien décidée à s'emparer des richesses découvertes par son mari. Pour cela, elle a fait appel à un aventurier redoutable, qui s'est joint à l'équipage ; un gentilhomme de fortune dont le seul nom est synonyme de malheurs à venir : Long John Silver...

Voici donc le second chapitre de la saga consacrée par Xavier Dorison et Mathieu Lauffray au personnage créé par Stevenson dans L'Île au trésor. Comme le laissent présager son titre (« Neptune »), et la (magistrale) illustration de couverture, l'album se déroule entièrement sur le navire éponyme, s'inscrivant donc dans une catégorie bien particulière du récit d'aventures en costumes : le huis clos maritime. Le genre a déjà produit quelques pépites et, avec Dorison et Lauffray à la barre, on devine que le voyage sera, cette fois encore, mémorable.
Le dessinateur, en particulier, s'y entend comme personne pour nous mener en bateau : on entend craquer les planches et grincer les poulies, on sent l'odeur de la sueur et le goût du tafia, on respire l'air de l'océan. Son graphisme ténébreux, énergique, séduisant jusque dans ses approximations, ne cesse d'impressionner. Puisque le thème se prête volontiers à l'hyperbole, Lauffray ne manque pas une occasion de nous en mettre plein la vue avec des pages éclatées, des images baroques – par exemple lorsqu'est évoquée la vie de pirate ou le passé de Silver. La séquence finale, où les éléments se déchaînent sur le Neptune tandis que la tension éclate à bord, est d'une intensité, d'une puissance saisissantes.
Xavier Dorison, pour cette fois, est moins démonstratif que son partenaire. Après un tome d'exposition très dense, presque trop minutieux pour déployer toute sa puissance, il réserve à ce deuxième acte un synopsis limpide, où ne subsiste que l'essentiel : la montée de la tension entre les 4 personnages principaux. Lady Vivian, Long John Silver, le capitaine Hastings et le docteur Livesey : une femme et trois hommes aux intérêts antagoniques et aux caractères bien trempés, réunis dans un espace clos pour un affrontement sans merci. Dorison et Lauffray tirent parti de cette situation explosive avec un indéniable sens dramatique. Le rythme et le suspense sont parfaitement calibrés ; les dialogues trouvent le ton juste, théâtral lorsqu'il le faut. Dans la tradition du genre, le récit enchaîne les figures connues (la scène du fouet, le climat de mutinerie...) pour le plus grand plaisir des amateurs.

« Neptune » nous invite à un superbe voyage, tout à fait à la hauteur des attentes générées par le premier tome. On ne regrettera qu'un seul « détail », suffisamment déplaisant pour être signalé : comme beaucoup de ses collègues avant lui, le dessinateur de Long John Silver a fini par se laisser aller à utiliser un lettrage informatique – technique mal assortie à son graphisme très « organique », et totalement hors sujet dans un récit de flibuste. Pour cette seule faute de goût, Mathieu Lauffray mériterait la pendaison à la grand-vergue... ou plutôt le supplice de la planche.


Michaël Bareyt
( Mis en ligne le 24/11/2008 )
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