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Le Club des cinq en bateau
Denis-Pierre Filippi   Eric Liberge   Les Corsaires d’Alcibiade (tome 1) - Élites secrètes
Dupuis - Empreinte(s) 2004 /  12.95 € - 84.82 ffr. / 48 pages
ISBN : 2-8001-3631-6
FORMAT : 24 x 32 cm
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Avec sept albums pour l’année 2004, Denis-Pierre Filippi s’engage sur les traces de scénaristes prolifiques comme Corbeyran, Trondheim ou, autrefois, Jean-Michel Charlier. Certes, quantité ne rime pas forcément avec qualité, et Filippi semble hélas capable du meilleur (sa collaboration avec Sandrine Revel et Boiscommun, ou le récent John Lord), comme du réellement décevant. Mais l’auteur a le grand mérite de toujours vouloir se renouveler. On l’a vu toucher à tous les genres populaires et les folklores, et jouer avec les clichés pour mieux les détourner. Avec ce premier tome d’une nouvelle série, c’est la grande aventure qui est convoquée, conjuguée à une intrigue pleine de mystères. L’esprit de Jules Verne n’est pas loin, celui de Stevenson non plus.

L’histoire commence à Londres en 1825. Pete, un jeune cambrioleur, est enlevé sur les lieux mêmes de son dernier vol par un groupe d’hommes masqués et suréquipés. Pendant ce temps, ce sont quatre autres personnes qui se retrouvent aux prises avec les mêmes mystérieux hommes. À leur réveil le lendemain, les cinq jeunes gens sont regroupés tous ensemble dans un lieu inconnu, recrutés de force pour un étrange stage qui doit faire d’eux l’élite de la société anglaise. L’immense bâtisse révèle de nombreux ateliers où des expériences insolites ont lieu. Des machines énormes et des créatures bizarres finissent de convaincre les plus sceptiques que tout cela n’est pas une mascarade. Et si cette obscure société ne dévoile pas encore toutes ses motivations, Pete et ses compagnons vont devoir obéir aux ordres pour espérer se sortir de ce drôle de guêpier.

L’idée de départ de la série est plutôt originale, mais avec ce premier tome, il est encore trop tôt pour dire si Filippi rendra tout cela réellement convaincant. L’album est un long épisode de présentation, ne dévoilant que quelques-unes de ses cartes maîtresses dans les toutes dernières planches. Tout ce qui précède semble parfois très bavard, un peu maladroit même, et il est dommage de voir que la quantité de dialogues ne sert pas vraiment la cause des personnages. On en sait pratiquement aussi peu sur les différents protagonistes à la fin de cet épisode que lorsqu’il débute. Difficile de s’attacher à ces héros de papier embarqués dans une aventure rocambolesque, mais l’univers mis en place est assez riche pour rendre la lecture agréable malgré tout.

De son côté, Éric Liberge est dans son élément : l’ambiance steampunk déployée par Filippi rappelant au détour d’une case celui de Monsieur Mardi-Gras Descendres. Excellant dans les décors et les cadrages extrêmes, le dessinateur semble toutefois quelque peu bridé par la quantité d’informations à délivrer. Le découpage s’en ressent et, à l’étroit, Liberge ne parvient pas à donner la pleine mesure de son talent : il réduit ses cadrages, multiplie les vignettes jusqu’à la confusion, et mutile ainsi quelques-unes de ses plus belles vues. Toujours plus à l’aise avec les squelettes du Pays des Larmes, la stylisation de ses personnages de chair ne fonctionne de plus jamais totalement.

Un premier épisode en demi-teinte donc ; une déception surtout due au fait que sur le papier la rencontre entre Liberge et Filippi ne présageait que du bon. Mais il est évidemment encore trop tôt pour condamner une saga qui débute à peine, et qui contient suffisamment de bonnes idées pour laisser à son lecteur l’envie d’en savoir un peu plus sur les agissements de cette étrange confrérie.


Alexis Laballery
( Mis en ligne le 20/11/2004 )
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