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Bande dessinée  ->  Humour  
 

La bimbo
Max Fleischer   Bud Counihan   Betty Boop
Vents d'ouest 2009 /  17.99 € - 117.83 ffr. / 112 pages
ISBN : 978-2-7493-0520-2
FORMAT : 21,5x29,3 cm
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Par rapport aux autres grands héros de dessin animé, la destinée de Betty Boop n’a pas été des plus heureuses. Pourtant, le début ressemblait à un conte de fée : apparue par hasard comme personnage secondaire dans un dessin animé des frères Fleischer en 1930, elle devient rapidement une vedette avec sa propre série, puis un sex-symbol. Sa jarretière, ses courbes, son Boop-Oop-A-Doop sont légendaires. Betty incarne la flapper des années folles, jazzy, libre et sensuelle. Mais très vite, les bonnes âmes s’offusquent, et sous la pression du sénateur Hays un Code est promulgué, qui force la jeune femme à s’assagir à partir de 1934. Sa jupe s’allonge jusqu’aux genoux, et elle réintègre un foyer familial. Dès lors les dessins animés perdent en intérêt ; aujourd’hui Betty n’est plus qu’un personnage de merchandising.

C’est au moment où la belle héroïne fait scandale que se développe en parallèle la bande dessinée, réalisée par Bud Counihan et Hal Seeger. Le costume de Betty reste fidèle à l’original, avec minijupe et porte-jarretelles, mais les scènes sexy sont rares. Elle hérite aussi d’une famille : un petit frère, une tante et à plusieurs reprises des chiots qui rappellent le Pudgy des cartoons.
Les lecteurs français avaient déjà pu lire ces pages dans un volume de la collection Copyright de Futuropolis, mais cette édition de Vents d’Ouest permet de les découvrir pour la première fois dans leur couleur originelle. L’intégrale des pages du dimanche de la série est complétée par quelques gags qui la préfigurent, mettant en scène Koko le clown (la première création des studios Fleisher, et compagnon occasionnel de Betty) et Helen Kane (son alter ego dans le monde réel).

Betty Boop, dans l’histoire de la bande dessinée, n’est pas une série majeure. Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’habillage de cette édition, tout en volupté, indique seulement le nom du producteur Max Fleisher, et qu’un maigre paragraphe de l’introduction soit consacré à Bud Counihan, après de longs développements sur le dessin animé.
Mais la bande est pourtant loin d’être inintéressante.
Dans sa première année, elle reflète bien les girl strips qui fleurissent dans les années 1920 et 1930, Blondie en tête. Bud Counihan a la bonne idée de poser Betty dans le domaine du cinéma, et de lui donner le métier d’actrice. Une mise en abyme qui convient bien aux frères Fleischer, dont le studio s’appelait Out of Inkwell (hors de l’encrier). Le réalisateur, un certain Von Script, devient donc le principal personnage secondaire, et les tournages sont monnaie courante. Counihan construit ainsi un univers à peu près cohérent, conformément à l’industrie de l’époque. Et pourtant il laisse à Betty son statut d’icône, au visage presque statique, idolâtrée par les hommes sans lever le petit doigt, et pourchassée par hommes, fans et animaux. Puis, les derniers mois, la jeune flapper laisse son énergique tante occuper le devant de la scène, faisant évoluer le strip vers la comédie familiale, avec des personnages caricaturaux et obstinés.
Dans la première période, plus gentille, comme dans la deuxième, plus farfelue, Betty Boop offre un bon moment de lecture. Les strips des années 1930 sont assez rarement traduits pour qu’on ne goûte pas pleinement ceux qui nous sont donnés.


Clément Lemoine
( Mis en ligne le 12/10/2009 )
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