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Bande dessinée  ->  Humour  
 

Marathon Man
 Boulet   Notes (tome 8) - Les 24 heures
Delcourt - Shampooing 2013 /  14.95 € - 97.92 ffr. / 208 pages
ISBN : 978-2-7560-4169-8
FORMAT : 14,7x21 cm
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Il suffit de lire les dernières notes de Boulet sur son blog (notamment celle superbe sur le voyage en voiture), pour s’apercevoir que l’artiste a définitivement passé un cap. Plus mûr, plus sûr, plus confiant, réalisant que finalement, son dessin fait l’affaire en toutes circonstances, que la concurrence est déjà loin et qu’il en a encore dans le crayon. Alors pourquoi ne pas tout donner, montrer une fois de plus de quoi on est capable ? Il y a chez Boulet ce qu’il y a seulement chez les grands artistes (qu’ils soient romanciers, auteurs de bandes dessinées ou cinéastes): ce mariage unique entre intelligence fine et proximité. Leurs oeuvres sont toujours pertinentes et donnent à réfléchir, sans jamais toutefois être élitistes ou hautaines.

Au grand concours des « 24 heures de la bande dessinée », Boulet tire aussi son épingle du jeu et chacune de ses interventions, regroupées dans ce chouette huitième volume des Notes, est une petite pépite.

On rappelle le principe simple de ces journées marathon, projet dérivé d’un concept américain, et institué en France en 2007 juste avant le festival d’Angoulême, pour une palanquée de malades mentaux : il s’agit de dessiner 24 planches en 24 heures, cela sur un thème imposé et avec, pourquoi pas c’est encore plus rigolo, des contraintes. Beaucoup s’inscrivent, beaucoup restent sur le carreau. Combien d’auteurs amateurs ou non, a t-on retrouvé, les larmes sous les yeux rouges et vitreux, bavant sur la planche 18 qui restera éternellement inachevée à seulement, deux minutes de la fin ? C’est un exercice périlleux, peut-être même idiot, mais tellement réjouissant lorsqu’on arrive au bout et que, comme chez Boulet, la qualité est en plus au rendez-vous.

Avec ces planches, il y a évidemment un côté endurance et exploit, mais au final, et c’est ce qui fait le talent de Boulet, ces planches se lisent sans a priori, en oubliant qu’elles ont été dessinées en une journée.

Sept histoires, cohérentes et sans l’ombre d’une trace d’improvisation forcenée, qui peut être l’accident de parcours pour plusieurs participants, sont proposées ici. Entre une réunion de famille où les gens s’observent et se jugent les uns les autres, donnant à cette assemblée des airs de famille en or ou de freaks show selon le regard adopté, et un virevoltant voyage dans le temps qui bouscule les époques (une sorte de concentré de Quartier lointain à la puissance 10), Boulet multiplie avec aisance les histoires qu’elles soient muettes, hilarantes (« Le Ténébreux » et cette étude de caractère dont l’auteur s’est fait une spécialité), poétiques ou mêmes un peu inquiétantes (« Sirènes »). Au final, on oublie le côté « exploit et endurance » qui a préfiguré la fabrication de ces planches: tout coule naturellement, avec une belle unité et une grande cohérence.

Pour accompagner ces histoires, et comme d’habitude depuis le premier tome de ses Notes en version papier, Boulet propose des planches inédites. Cette fois, elles traitent directement de son expérience autour de ces différentes manifestations des 24 heures. Boulet y parle, toujours avec humour mais pas que, des ses techniques, ses doutes, et son ressenti quant à ces folles journées.

Seul regret, les pages de Popeye (2001), n’ont pas été intégrées à ce volume, faute d’un format en strip qui ne correspondait pas avec le reste. Peut-être l’occasion de retrouver cette saga inédite du marin borgne dans un prochain bonus des Notes ?


Alexis Laballery
( Mis en ligne le 21/10/2013 )
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