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Bande dessinée  ->  Humour  
 

Paires de cuisses et tranches de rire
Paul Cuvelier   Jean Van Hamme   Epoxy
Le Lombard 2003 /  11.90 € - 77.95 ffr. / 70 pages
ISBN : 2-8036-1849-4
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Etonnant objet que cette collaboration au milieu des années 60 entre le vieux Cuvelier et le jeune Van Hamme. Etrange et oublié, et le mérite principal de cette réédition est bien de nous montrer pourquoi. Il faut avant toute chose préciser le contexte : si on peut dire de Cuvelier qu’il est vieux en 1968, alors qu’il n’a que 45 ans, c’est qu’il s’échine depuis plus de 20 ans à dessiner pour le journal de Tintin sa série Corentin. Mais c’est surtout parce que ce dessinateur extraordinaire n’a, dans le fond, jamais aimé la bande dessinée : pour son plus grand malheur ses talents ont eu le rare privilège de plaire à Hergé, qui l’a immédiatement corseté dans une série enfantine qu’il traîne depuis comme un boulet. Alors, à l’heure où les pères de famille vont au bordel, le démon lui prend de plonger dans l’érotisme. Un jeune cadre qu’on suppose dynamique, Van Hamme, lui fournit un scénario sur mesure, c’est à dire aux antipodes de l’esprit Tintin : érudition, sexe et poils aux épaules.

Le résultat est finalement bien conventionnel : même en 1968 rien de bien méchant, et malgré quelques scènes vaguement sadiques, pas de quoi fouetter un dessinateur. Le plus intéressant dans cette histoire érotico-religieuse, outre les grandes qualités du dessin de Cuvelier, ce sont ses choix graphiques. Libéré de toute contrainte, son trait est plutôt et paradoxalement régressif : on voit bien qu’il cherche à s’affranchir du côté propre sur soi de ce qu’on n’appelait pas encore la ligne claire. On voit trop qu’il est fasciné par la Barbarella de Forest, sans jamais atteindre sa puissance érotique (mais qui pourrait rivaliser avec son négligé, sa naïveté et ses couleurs outrancières ?) Le résultat le rapproche beaucoup plus du dessin de Sirius : passer de Tintin à Spirou n’était certainement pas l’objectif visé, c’est pourtant ce qui ressort avec le recul de ce coup dans l’eau.


Nicolas Balaresque
( Mis en ligne le 28/02/2003 )
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