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Les péripéties de l’ordre de Malte
Bertrand Galimard Flavigny   Histoire de l'ordre de Malte - Edition revue et augmentée
Perrin - Tempus 2010 /  10,50 € - 68.78 ffr. / 444 pages
ISBN : 978-2-262-03233-3
FORMAT : 11cmx18cm

Première publication en janvier 2006 (Perrin)

L'auteur du compte rendu : Emmanuel Bain est agrégé d’histoire ; il est actuellement allocataire-moniteur à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, où il prépare une thèse en histoire médiévale sur «les fondements bibliques du discours ecclésiastique sur riches et pauvres aux XII-XIIIe siècles».

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L’ordre de Malte est très célèbre, mais largement méconnu et entouré de nombreuses légendes. L'ouvrage de Bertrand Galimard Flavigny, journaliste au Figaro, constitue une honnête présentation de l’histoire de cet ordre, selon une approche à la fois chronologique et thématique, soucieuse d’aborder tous les aspects de la vie de l’ordre : ses péripéties militaires et politiques, son œuvre hospitalière, son organisation interne et son apport artistique.

Le nom complet de l’ordre – ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem dit de Rhodes dit de Malte – est à lui seul un résumé de son histoire. Celle-ci se répartit en effet en quatre périodes : la fondation à Jérusalem au début du XIIe siècle et l’expansion en Occident ; le départ de la Terre Sainte et l’installation à Rhodes au début du XIVe siècle ; la fuite de Rhodes et l’installation à Malte dans la première moitié du XVIe siècle ; le transfert à Rome depuis la première moitié du XIXe siècle.

Les cinq premiers chapitres sont consacrés à la première période, bien sûr essentielle. L’auteur traite de la fondation de l’hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui dut rapidement adjoindre à sa fonction hospitalière une fonction militaire de protection des pèlerins. Parallèlement, l’ordre connaît une grande expansion en Occident grâce aux nombreux dons qu’il reçoit. L’auteur présente ici l’œuvre sanitaire de l’ordre, son organisation interne, la gestion de ses biens temporels, le départ de Terre Sainte et la dévolution difficile des biens de Templiers. Par la conquête et l’installation à Rhodes, l’ordre est devenu souverain et il l’est resté encore aujourd’hui bien qu’il ne dispose plus d’un territoire. Cette période de Rhodes correspond aussi à la naissance des activités maritimes de l’ordre. Mais les chevaliers sont vaincus par les Turcs et doivent quitter l’île en 1523 pour s’installer, après une errance de quelques années, à Malte, qui n’était alors qu’une île désolée. S’ouvre alors une période d’apogée de l’ordre, étudiée sur cinq chapitres. La marine des chevaliers participe à la bataille de Lépante et devient «la première école navale d’Europe». La construction de La Valette constitue un chef d’œuvre d’urbanisme, et l’île attire au XVIIe siècle de grands artistes, tandis qu’une médecine inventive vient soutenir une activité médicale toujours importante. Un déclin s’amorce toutefois au XVIIIe siècle. L’île est prise en 1798 par Bonaparte puis en 1800 par les Anglais. Après des scissions et diverses installations, l’ordre se fixe finalement à Rome en 1834. Cette dernière période n’est que très rapidement abordée : l’auteur traite essentiellement de l’organisation et des activités caritatives actuelles.

Les limites de cet ouvrage sont claires : il ne présente pas d’ambition historiographique. L’ensemble n’est pas problématisé et consiste en une présentation très événementielle des principales péripéties qu’ont connues les chevaliers. L’auteur ne semble par ailleurs pas très au fait des recherches historiques récentes, certes parfois difficiles d’accès. Ainsi il ne cite, entre autres, ni les travaux des membres du groupe de recherche sur les ordres militaires (Mil. Ord), ni la récente thèse d’Anne Brogini sur Malte au XVIe siècle. Enfin le propos n’est pas toujours exempt de parti pris, comme quand il dénonce la «catastrophe» de la prise de Jérusalem par Saladin, ou quand il suggère au maire de Paris d’élever dans le square du Temple un «monument expiatoire» pour réaliser un vœu de 1863 ! À ces quelques exceptions près, l’auteur cherche toutefois à éviter l’apologie et présente au grand public une synthèse qui fait découvrir le passé, débarrassé de ses légendes, des chevaliers de Malte.


Emmanuel Bain
( Mis en ligne le 27/04/2010 )
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