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Un européen
Per Bjorn Halvorsen   Saint Dominique - Du coeur aux frontières de l'Eglise
Cerf - L'Histoire à vif 2011 /  30 € - 196.5 ffr. / 355 pages
ISBN : 978-2-204-09476-4
FORMAT : 13,5cm x 21,8cm

Agnès Porret (Traducteur)
Thomas Patfoort (Traducteur)
Pierre Raffin (Préfacier)

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Les éditions du Cerf viennent de publier une nouvelle biographie sur Saint Dominique (1170-1221), dont l’auteur est Bjorn Halvorsen. D’origine norvégienne, l’auteur était dominicain. Non seulement il enseignait la patrologie à l’université d’Oslo, mais il était encore vicaire régional des dominicains des pays nordiques et prieur du couvent des dominicains de la capitale norvégienne.

Traduite du norvégien vers la langue de Molière par une sœur moniale dominicaine d’Oslo, cette nouvelle biographie sur Saint Dominique présente un intérêt majeur par rapport à toutes les études précédentes, car elle prend en compte les recherches les plus récentes, notamment celles du frère Simon Tugwell, et parce qu’elle évoque la période scandinave de Saint Dominique.

D’origine espagnole, celui qui devint Saint Dominique fut placé tout jeune chez son oncle, qui était un ecclésiastique. Autant dire que son avenir clérical était en quelque sorte tracé dès ses six ans. Dominique apprit donc à lire et à écrire le latin ainsi qu’à chanter. A l’âge de quatorze ans, il fut envoyé à Palencia, ville qui allait abriter la première université d’Espagne. Là-bas, Dominique découvrit les sciences libres, avant de se plonger dans la théologie à ses dix-neuf ans. Après ces savantes études, Dominique devint chanoine régulier du chapitre de l’évêque d’Osma, Diego d’Azevedo (1198). Il voyagea ensuite aux côtés de ce dernier, car le roi de Castille lui avait confié une mission diplomatique auprès du roi de France. A cette occasion, il se rendit compte de l’emprise sans cesse croissante qu’exerçait l’hérésie albigeoise sur la population du Languedoc (1203-04).

C’est ainsi que naquit, chez Dominique, la volonté de créer un ordre. Il entendait en effet ramener les hérétiques dans le giron de l’Eglise par l’exemple, c’est-à-dire en vivant de la pauvreté évangélique et par la force de la parole. Empêtré dans les difficultés, Dominique connut néanmoins quelques succès dans les controverses l’opposant aux cathares. A Prouille, dans l’Aude, il fonda un monastère de femmes, lesquelles furent les premières dominicaines.

Après le meurtre du légat de Castelneau, le pape déclencha une croisade contre les Albigeois, qui fut sauvagement menée par les barons français du Nord. Sans y prendre part, Dominique accompagna toutefois Simon de Monfort. Le pape Innocent III l’autorisera ensuite à créer à Toulouse l’ordre des Frères prêcheurs dominicains. Ce qui fut chose faite dès 1215. Dans cette perspective, Dominique envoya ses ouailles étudier, prêcher et fonder des couvents en France, en Italie et en Espagne.

Frappé par la maladie, Dominique disparut en 1221, alors qu’il s’apprêtait à évangéliser les païens de Hongrie. Sa canonisation intervint en 1234. La biographie de B. Halvorsen fourmille d’informations détaillée et précises sur Saint Dominique et sur l’ordre des Dominicains. A propos de ceux-ci, l’auteur rapporte que l’historien du droit Léon Moulin considérait comme fondamental l’apport des constitutions dominicaines au droit constitutionnel, lesquelles n’étaient pas immuables mais évolutives.


Jean-Paul Fourmont
( Mis en ligne le 20/09/2011 )
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