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''Libérer'' Cuba
Fidel Castro   Les Chemins de la victoire - Mémoires. 1926-1959
Michel Lafon 2012 /  24,95 € - 163.42 ffr. / 658 pages
ISBN : 978-2-7499-1400-8
FORMAT : 16,0 cm × 24,0 cm

Marie Kosmowski (Traducteur)

L'auteur du compte rendu : Alexis Fourmont a étudié les sciences politiques des deux côtés du Rhin.

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J’ai hésité longtemps sur le titre de ces Mémoires. Je ne savais pas s’il fallait les intituler La Dernière Offensive de Batista ou Comment 300 hommes en mirent 10.000 en déroute. Ce sera finalement Les Chemins de la victoire». C’est ainsi que plastronne le célèbre «Lider Màximo» au tout début de ses Mémoires, récemment traduits en français et publiés aux éditions Michel Lafon.

Ce témoignage sur l’histoire de Cuba, et plus spécialement sur la «libération» du pays des griffes de la «tyrannie» de Batista, Fidel Castro l’a écrit dans l’espoir «qu’il aura une certaine valeur pour les futures générations». Ainsi que le rappelle le Révolutionnaire au cours de son introduction, il ne faut pas y voir ici de la propagande. Il s’agit plutôt du «fruit du travail et de la rigueur des chercheurs», lesquels ont patiemment réuni pendant pas moins d’une décennie une pléthore de documents permettant de constituer une grande partie de ce livre. Les annexes sont, d’ailleurs, très bien fournies. A n’en pas douter, le lecteur désireux d’approfondir sa connaissance de la légende castriste s’en délectera !

Dans ce premier tome, Fidel Castro revient tout d’abord sur les premières années de sa vie. Fils d’un planteur aisé, le futur «Lider Màximo» est né en 1926 à Biran, où seules deux institutions n’appartenaient pas à sa famille, le télégraphe ainsi que l’école publique. Il fut élevé dans des collèges catholiques, puis il étudia le droit à l’université de La Havane à partir de 1945, avant de devenir docteur en 1950. S’il n’est «pas né avec les réalités du monde», il les a néanmoins «vite saisies»… Durant ses études, il fit en effet la connaissance d’activistes révolutionnaires particulièrement remuants et rêvant de détrôner le dictateur dominicain Rafael Trujillo.

Par la suite, il ne tarda pas à s’engager contre le régime de Batista. Le 26 juillet 1953, avec un groupe de quelques cent vingt-trois jeunes militants, Fidel Castro prit les armes pour attaquer une caserne de Moncada, à Santiago de Cuba. Ce qui, on le conçoit aisément, ne plut pas outre mesure aux autorités, lesquelles le condamnèrent à quinze ans de prison. Son frère Raul fut également condamné à l’emprisonnement (treize ans). Amnistiés un an après, les détenus furent donc rapidement libérés. Castro en profita alors pour se réfugier au Mexique, où fut lancé le mouvement du 26-Juillet (M-26-7). Il s’agissait de regrouper, sous sa férule, les survivants du sanglant échec de la prise de la caserne de Moncada.

Au fil des pages, le Fidel Castro relate sa guérilla contre le régime cubain jusqu’à 1959. Il débarqua clandestinement sur la côte méridionale de l’Oriente (décembre 1956), où en dépit de lourdes pertes il réussit à prendre le maquis dans la sierra Maestra. C’est alors que son mouvement fit des émules de plus en plus nombreux à travers le pays. La jeunesse cubaine fut séduite par la rhétorique castriste dénonçant avec la plus grande vigueur les abus et les scandales de l’administration Batista. Celui-ci réunit 10000 soldats afin de liquider la menace castriste. En vain. Le sort des armes lui fut défavorable, si bien qu’il dut précipitamment prendre la fuite.

Après le départ du «dictateur», Fidel Castro devint Premier ministre et engagea une transformation profonde de l’économie du pays. Mais tout ceci fera l’objet des prochains tomes !


Alexis Fourmont
( Mis en ligne le 29/05/2012 )
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