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Histoire & Sciences sociales  ->  Témoignages et Sources Historiques  
 

La vie très quotidienne des élites romaines
Pierre-Louis Malosse   Lettres pour toutes circonstances - Les traités épistolaires du Pseudo-Libanios et du Pseudo-Démétrios de Phalère
Les Belles Lettres - La roue à livres 2004 /  11 € - 72.05 ffr. / 106 pages
ISBN : 2-251-33944-2
FORMAT : 14x21 cm

Voir aussi: Garcia, Christine (éd.), Vivre au temps des romains. Anthologie, Paris, Flammarion, janvier 2004, 160p., 3.35€, ISBN: 2-08-072184-4

L’auteur du compte rendu : Yann Le Bohec enseigne l’histoire romaine à la Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages adressés tant aux érudits qu’au grand public. En dernier lieu, il a publié L’armée romaine sous le Haut-Empire (Picard, 3e édit., 2002), César, chef de guerre (Éditions du Rocher, 2001), et Urbs. Rome de César à Commode (Le Temps, 2001).

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C’est un livre sympathique et intéressant que nous propose Christine Garcia, dans une collection qui s’adresse en priorité aux jeunes gens, mais qui n’ennuiera pas les moins jeunes. Après une introduction générale, qui donne quelques “repères historiques”, et qui présente les principaux auteurs utilisés, elle a divisé sa matière en sept chapitres : la maison, la ville, les spectacles, l’amitié, les femmes, les enfants et, pour finir, les personnes âgées comme on les appelle de nos jours (les Romains, qui les respectaient davantage que nous, les appelaient tout simplement “les vieillards”, senes ; ils pensaient sans doute que l’emploi d’un autre mot ne les rajeunirait pas !).

Chaque chapitre se présente en fait sous la forme d’un petit dossier. Pour la maison, par exemple, nous trouvons d’abord le plan d’une demeure idéale, celle que les archéologues ne trouvent jamais mais dont l’image ressort de mille lectures. Puis Christine Garcia donne trois textes, de Pétrone, Pline le Jeune et du poète Tibulle, en traduction, bien sûr, et elle les prend dans des ouvrages rédigés par de très bons spécialistes (au besoin elle fait elle-même les versions qui lui paraissent s’imposer). Ces trois extraits sont consacrés à des thèmes différents et complémentaires, d’abord l’entrée d’une habitation idéale, décrite dans un roman, ensuite une riche villa des environs d’Ostie et enfin le texte d’une prière aux dieux Lares. Chaque texte est accompagné de notes et d’un commentaire qui permettent au lecteur de s’y retrouver. À la fin de l’ouvrage, un “dossier” propose une série de questions au jeune lecteur qui aura envie de se distraire un peu plus intelligemment que ne le font ses amis. De toute façon, s’il arrive là, il aura fait connaissance avec la plupart des grands noms de la littérature latine de la fin de la République (Cicéron, Salluste, …) et du début de l’empire (Tite-Live, Horace, Ovide, Pétrone, Pline le Jeune et Tacite, pour ne citer qu’eux). Bien sûr, ces auteurs appartenaient tous, plus ou moins, aux élites sociales ; il est bien connu que Cicéron, Pline et Tacite possédaient de grands biens et ils fréquentaient le milieu le plus élégant de la Ville. Mais il eût été difficile de faire autrement, car les pauvres ne se sont pas souvent exprimés, n’en ayant pas les moyens.

Dans la vie quotidienne, tout homme doit rédiger du courrier. C’est ce que nous rappelle le livre de P.-L. Malosse, qui exhume deux traités plus tardifs que les auteurs utilisés par Madame Christine Garcia, et anonymes ; ils sont faussement attribués par la tradition à Libanius d’Antioche et à Démétrios de Phalère. Ces deux inconnus ont voulu présenter, sans doute pour des étudiants, les différents types de lettres susceptibles d’être écrites ; ils ont donné un classement (lettres d’affaires, d’amour, etc.) et ont ajouté quelques exemples. Il est possible que ces derniers puissent rendre service encore de nos jours, par exemple à des amoureux en panne d’inspiration : “J’aime, j’aime, par les dieux ! ton aimable et agréable figure, et je ne rougis pas d’aimer ; il n’est pas honteux d’aimer ce qui est agréable. Et si même on me blâmait, par principe, d’aimer, on me louerait en revanche de convoiter le beau”. Gageons toutefois que, de nos jours, le texte serait quelque peu plus leste. Mais les Romains, surtout ceux de l’époque tardive, étaient plus prudes que ne le sont nos contemporains. Qui l’eût cru ?


Yann Le Bohec
( Mis en ligne le 28/04/2004 )
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