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Le pape du management
Peter Drucker   Témoin du 20e siècle - De Vienne 1920 à la Californie 1980
Village Mondial 2001 /  29 € - 189.95 ffr. / 397 pages
ISBN : 2-84211-150-8
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Peter Drucker, 92 ans, est connu comme le "père" ou le " pape" du management. C'est le premier consultant au sens actuel terme, puisque ce métier date de son étude de 1943 sur la General Motors. Ses mémoires, un recueil de rencontres avec des individus (il insiste sur ce terme, qui témoigne de l’originalité de chacun) sont un plaisir pour tout amateur d’histoire et une mine de renseignements sur plusieurs acteurs de la vie intellectuelle au 20e siècle.

L’auteur campe la Vienne de l’entre-deux-guerres, entre une grand mère fantasque, la montée en puissance des nazis et les péripéties divergentes, mais sympathiques, des aventures de la famille Polanyi ; il nous dépeint les états d’âme des intellectuels anglais pris entre leurs sympathies communistes et leur attachement à la liberté et à la vérité, traverse les deux guerres mondiales pour aboutir dans le monde également haut en couleur de l’industrie américaine, de ses dirigeants et de ses syndicalistes, jusqu’ au cœur même des débats du conseil d’administration de la General Motors.

Peter Drucker analyse le comportement de chaque personne rencontrée, pour notre plaisir d’abord, mais aussi pour illustrer l’évolution historique et intellectuelle de son temps. Il insiste sur le fait que le comportement n’est pas déterminé par le cadre hiérarchique ou les circonstances historiques, mais varie avec la personnalité de chacun. Allergique à l’enrégimentement, Drucker fuit les Jeunesses Socialistes comme leurs adversaires nazis et se méfie de la tendance à l’uniformité des grandes organisations. Dans l’entreprise, il milite très tôt pour essayer d’imposer la notion de "travailleur responsable" et la nécessité de l’autonomie. Il se navre de voir cette notion rejetée par des patrons craignant pour leurs prérogatives, et surtout par les syndicats voulant que le travailleur ait un ennemi. Mais il constate que cette autonomie est finalement entrée discrètement dans les moeurs.

Dans le même esprit, Peter Drucker explique à mille occasions (professionnelles ou non) que le processus humain l’emporte sur la logique, et rappelle par exemple l’histoire d'une réforme définie avec un patron dès 1947, et qui ne put toutefois entrer en vigueur que huit ans plus tard, lorsque les syndicats "l'arrachèrent de haute lutte". De même, c’est à l’occasion de discussions avec Mc Luhan (bien avant son fameux « le médium est le message »), dont il trace un portrait cocasse, qu’il précise son analyse de « la société industrielle », et sa conviction que « la technique, loin d’être un simple outil, est un prolongement de l’homme et le transforme. »


Yves Montenay
( Mis en ligne le 08/02/2002 )
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