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L’angoisse
Renaud Camus   Le Communisme du XXIe siècle
Xenia - Franchises 2007 /  11 € - 72.05 ffr. / 104 pages
ISBN : 978-2-88892-034-2
FORMAT : 13,0cm x 19,5cm
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Dans ce livre, qui réunit les plus longs de ses éditoriaux publiés sur le site de son parti, l’In-nocence, Renaud Camus revient sur les thèmes qui ont décidé de la réputation sulfureuse de ses journaux : ses angoisses. L’angoisse de la mort, de la perte, du néant, mais surtout l’angoisse d’assister à l’affaissement de la civilisation occidentale.

Les distances prises avec la langue, déjà constatées par George Steiner, la perte de la culture soulignée jadis par Annah Arendt ou encore le dénigrement systématique de l’histoire occidentale vécue comme l’odyssée des dominants, sont autant d’éléments de notre suicide. A cela on doit rajouter des passages bien sentis sur les médias, qui faute de recul, transcrivent un monde irréel, reconstruit au prisme de leur inculture. Ils n’ont qu’une fonction, comme bien des sociologues d’ailleurs : nous convaincre que le réel n’est pas tel qu’on le voit, mais tels qu’ils le voient. En somme, les dévots ne sont plus dans les églises ; ils s’en sont échappés. Leur credo n’est plus «cachez ce sein que je ne saurais voir», mais «cachez cette vérité que je ne veux pas voir».

Renaud Camus appelle ces disciples de la pensée unique : les amis du désastre. Il entend par là ceux qui ont rejeté la filiation, tué leur père et refusé d’être pères à leur tour. Ces infantiles qui se sont accordés le droit prométhéen de dire au temps qu’il n’avait pas de prise sur eux et qu’à un âge mur, ils pouvaient se comporter encore comme des enfants du cours préparatoire : la guerre c’est mal, les cheveux ça pousse et l’eau ça mouille. Mais, puisque la jeunesse, l’informe, est devenue la valeur suprême, que peut-on ajouter ?

Certains blogs ont déjà qualifié cet opus de «dernier vomis de Renaud Camus». Ne polémiquons pas ! Pour comprendre - mais il n’est pas sûr que ce soit important pour ces gens, il est bon d’aller regarder l’album de famille que l’auteur a mis en ligne sur son site. Renaud Camus est un témoin, ou un survivant de cette société bourgeoise dont il est issue et où l’on prenait soin de s’habiller avec élégance, même en son particulier, où l’on soignait sa langue et les bonnes manières, marques suprêmes d’une civilisation qui rejetait la violence à ses marges.

Pour finir, il s’agit tout de même de s’étonner d’un auteur à l’affût de nos oublis des usages, mais prompt à utiliser des termes injurieux à la nature humaine. Pourquoi parler de taux de reproduction au lieu de taux de natalité en ce qui concerne les populations étrangères ? Il rétorquera sans doute que ce sont des fausses pudeurs de tartuffe.


Matthieu Lahaye
( Mis en ligne le 26/04/2007 )
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