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Testament
Isaac Stern   Chaïm Potok   Mes 79 Premières Années
Nil 2000 /  21.22 € - 138.99 ffr. / 360 pages
ISBN : 2841112055

Traduit de l'américain par Marie-Stella Pâris
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Paru il y a tout juste un an, cet ouvrage fera donc office de "mémoires testamentaires" d'un des plus fameux violonistes du siècle, victime ce week-end d'une crise cardiaque. A 79 ans, Isaac Stern, accompagné de l'écrivain israëlo-américain Chaïm Potok, y relate par le détail toutes les étapes de sa fulgurante carrière de musicien, de personnalité médiatique et d'homme.

Quand beaucoup d'interprètes opèrent un cloisonnement très strict entre ces différentes facettes, voire en occultent certaines, Stern a en effet, toute sa vie, mêlé étroitement ces trois aspects de sa personnalité. La meilleure preuve en est l'importance qu'il accordait au concert, dont il était un boulimique non seulement parce qu'il lui donnait l'occasion, chaque soir, de se livrer à un pur acte d'amour, mais aussi parce qu'il lui permettait d'aller à la rencontre de publics très différents et de découvrir d'autres cultures, d'autres idéologies.

Homme de coeur et de dialogue, Isaac Stern vivait certes pour la musique mais savait aussi la mettre au service de ses convictions. Ses tournées en Russie en pleine guerre froide, son voyage en Chine au lendemain de la Révolution culturelle (il fut le premier musicien occidental à oser ce déplacement ô combien symbolique), son premier séjour en Allemagne après avoir refusé pendant des années d'y mettre les pieds, son engagement actif pour Israël aux côté de Golda Meir et David Ben Gourion ou encore ce fameux récital donné à Jérusalem en pleine guerre du Golfe devant un public équipé de masques à gaz comptent parmi les quelques souvenirs forts qui jalonnent ce récit. S'y ajoute le combat qu'il remporta de haute lutte en 1959 pour empêcher que soit détruite Carnegie Hall, la salle qui l'avait révélé au public américain seize ans plus tôt - il avait alors 23 ans et le critique Virgil Thomson l'avait consacré, au lendemain d'un concert époustouflant, "meilleur violoniste du monde"...

Stern parle aussi, et longuement, de l'admiration et de l'estime qu'il voue à des personnalités qui marquèrent son parcours de musicien : Pierre Monteux, avec qui il fit ses débuts officiels, son complice le pianiste Alexander Zakin, ses partenaires de musique de chambre Eugene Istomin, Jaime Laredo et Leonard Rose, et les "maîtres de musique" Alexander Schneider et Pablo Casals. Il y a aussi toute la génération de jeunes interprètes dont cet insatiable passeur favorisa l'éclosion : Pinchas Zukerman, Midori, Yo-Yo Ma...

Mais le plus émouvant est peut-être d'entendre ce virtuose accompli confier, en épilogue, ses craintes de voir la qualité de son jeu se détériorer au fil des ans et le contraindre à renoncer au concert. Son désir le plus cher n'était-il pas, à l'heure des adieux définitifs, d'"être sur scène en train de jouer, tel le violoneux qui meurt l'archet à la main" ?


Pierre Brévignon
( Mis en ligne le 24/09/2001 )
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A lire également sur parutions.com:
  • L'héritage discographique d'Isaac Stern (1920-2001)

    Ailleurs sur le web :
  • un entretien avec Isaac Stern sur le site du Figaro
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