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Symphonies n°3, 5, 6
Piotr Illitch Tchaïkovski (1840-1893)
 Grand Orchestre du ministère de la Culture de la fédération de Russie
Gennadi Rozhdestvensky( direction )

GZ / CD Diffusion 2001   
TT :  137 mn.
L1 0452-2 011, L1 0454-2 011, L1
3 CD

Symphonie n° 3 en ré majeur op. 29
Symphonie n° 5 en mi mineur op. 64
Symphonie n° 6 en si mineur op. 74 « Pathétique »


Enregistrement : 1987, 1988, 1989. DDD
Prise de son : pléthorique, surnaturelle, atrocement réverbérée.
Notice (anglais, allemand, tchèque).

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Bénéficiant, après la mort de Mravinsky, d'une comparaison flatteuse avec Rostropovitch ou Kitaenko, Gennadi Rozhdestvensky a pu prétendre à un statut international quelque peu galvaudé – surtout depuis la création du Nez et de quelques autres œuvres posthumes de Chostakovitch, au début des années 70. Son sens assez caricatural de l'interprétation – qui éclate à chaque détour de ces trois symphonies, et qu'un Sviatoslav Richter avait en horreur – lui a permis de graver des Prokofiev et des Chostakovitch mordants et ironiques, d'assez bon aloi. L'ennui, c'est qu'il applique les mêmes recettes à tout ce qu'il touche, et par exemple à cette Pathétique qui grince, larmoie, hoquète, nasille et paraît se tourner elle-même en dérision.
Tout ce qu'on a pu méchamment reprocher à cette musique – sa dramaturgie hollywoodienne, son mélo grandiloquent –, Rozhdestvensky l'exagère jusqu'à l'excès, non sans un sens averti de la théâtralité. Avec pour effet de négliger les parties les moins saillantes, noyées dans l'indistinction. Le Finale de la Cinquième, qu'il paraît avoir confondu avec la grande parade dominicale d'Eurodisney, surplombe un bourbier orchestral, comme le château de la Belle au bois dormant la boue de Marne-la-Vallée.

A ce choix (mais en est-ce un ?) très contestable s'ajoute une prise de son proprement écœurante, d'un mauvais goût inouï, dans le plus pur style « piste aux étoiles ». Les pupitres, nappés d'une soupe luminescente, semblent fondus les uns aux autres comme une pizza quatre fromages. C'est à se demander si l’orchestre n’est pas simplement constitué d’un ou deux synthés et d’une table de mixage. Le résultat est atroce. Il se complète, dans la Troisième, gouailleuse et cancanante, d'un grésillement qui la rend impropre à l'écoute.

Lorsqu'on aura dit que ces trois symphonies figurent sur trois CD séparés sans aucun complément de programme (le minutage oscille généreusement entre 40 et 45 minutes !), on aura compris l'inanité de ces parutions. Renvoyons donc à Maazel/Vienne (Decca), Mravinsky/Leningrad (Arkadia, Erato, Russian Disc, DG), Karajan/Berlin (DG), pourquoi pas Muti/New Philarmonia (EMI) et, pour la seule Cinquième, à la généreuse vision de Gergiev/Vienne (Decca), qui a su comme aucun autre allier puissance et minutie.


Olivier Philipponnat
( Mis en ligne le 15/01/2002 )
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