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Six Feet Under
avec Alan Ball, Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose
Warner Home Video 2003 /  75  € - 491.25 ffr.
Durée DVD 693 mn.
Classification : Tous publics

Version : DVD Zone 2/PAL
Format image : Cinémascope - 1.85:1, Full Screen (Standard) - 1.33:1
Langues et formats sonores : Français et Anglais (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais, Arabe, Polonais, Norvégien, Suédois, Finnois, Islandais, Anglais pour malentendants


Bonus :
Les coulisses du tournage avec les interviews des acteurs et des producteurs
Le commentaire audio par Allan Ball, créateur de la série
Les scènes supprimées du pilote (avec commentaires)
Le Making Of des séquences d'ouverture
Nominations et récompenses
2 morceaux musicaux dont un remix du générique signé Kid Loco
Les biographies

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"Six feet under", signifie, faut-il le rappeler, "Six pieds sous terre". Imaginez-vous partageant le quotidien de la famille Fisher, une famille de croque-morts, embaumeurs, fossoyeurs, tout ce qu'il y a de plus normale. Grâce à cette série américaine, c'est enfin possible.

Tout à sa joie au volant de son corbillard flambant neuf, Nathaniel Fisher, le père, oublie un stop dans les rues de Los Angeles et va rejoindre ad patres le monde de ses clients habituels. C'est avec cet accident que l'on entre dans le vif (encore que…) du sujet et que débute le pilote de la série.

Habituée à s'occuper de la mort des autres, la famille Fisher va devoir faire face à cette tragédie. Chacun de ses membres réagit à sa manière. Cette introduction originale nous permet de nous familiariser rapidement avec eux : Ruth la mère, un tantinet puritaine et renfermée (notez au passage les indémodables socquettes blanches), Nate, le fils aîné qui a quitté sa famille très jeune et vit à Seattle, the good guy de la série venu passer Thanksgiving en famille, son frère cadet David, garçon strict et froid qui travaillait avec son père dans l’entreprise familiale et enfin Claire, la jeune sœur encore lycéenne qui cause quelques soucis à sa maman. Remarquez, quand on se déplace dans un vieux corbillard repeint façon Ghostbusters, il y a de quoi se poser des questions.

Bizarrement, on devient très rapidement proche des Fisher. On fait un peu partie de la famille. On partage leurs joies et leurs peines. Pourtant, et pour finir de planter le décor, on n'arrive que difficilement à oublier que l’Entreprise de Pompes funèbres, Fisher & Sons, est installée dans une grande maison avec au rez-de-chaussée le bureau d'accueil et la salle réservée aux réceptions mortuaires, au sous-sol l’antre de Federico, le maître embaumeur, et enfin au premier étage, ouf on respire, le lieu de vie de la famille. La promiscuité avec la Mort et avec les morts pourrait s’avérer quelque peu traumatisante. Et pourtant, on s'y fait. On est aux antipodes de la famille Adams.

Le succès de la série tient aussi à l’épaisseur de chacun des seconds rôles. Plus que des faire-valoir, Keith, le beau policier black et accessoirement petit ami de David, Brenda, la nouvelle copine de Nate, Federico, le Mozart du scalpel et du silicone recomposant et Nicolaï le fleuriste (pas le jardinier) revêche sont des personnages à part entière.

Chaque épisode est construit sur le principe de la double narration : une tranche de vie de la famille Fisher et une tranche de mort, si l'on peut dire, dans laquelle on voit évoluer les clients qui ont perdu un être cher. Toutes ces histoires, bien qu'étant secondaires, sont totalement crédibles et apportent un véritable relief et de la profondeur à l'histoire principale. La vacuité de la mort permet de relativiser la vie et son cortège de contraintes et de compromissions.

HBO s'est fait depuis quelques années une solide réputation en matière de séries télé originales (les Sopranos, Sex and the City, Oz). En embauchant Alan Ball, le scénariste d'American Beauty, et créateur de la série, la chaîne câblée américaine a réalisé un nouveau coup de maître. Dès la première saison Six Feet Under s'est imposé auprès du public et a reçu de nombreuses récompenses justifiées.

Cette série est en effet un petit bijou d'humour noir. Les dialogues sont extrêmement travaillés et réalistes, tout particulièrement ceux avec les morts. Ah oui, on ne vous a pas prévenus, mais les Fisher ont la fâcheuse (?) habitude de discuter avec les défunts sans qu'il faille pour autant voir du surnaturel là-dessous. Il s'agit plutôt d'une forme de psychothérapie, assez efficace au demeurant. Des regrets ? Oui des regrets : certaines trouvailles scénaristiques ne perdurent pas toute la saison : les pubs qui vantaient les produits estampillés "pompes funèbres" étaient un vrai régal.

Côté Bonus, du classique. Donc rien d'exceptionnel ! Petite mention pour la bio des principaux acteurs, les commentaires audio du créateur de la série ainsi que les scènes coupées du premier épisode. C'est dans un coffret beau comme un cercueil neuf que vous découvrirez la première saison de Six Feet Under. En 5 DVD et 13 épisodes.

Toute votre vie pour en arriver là. Cette petite phrase inscrite au fond du coffret brille comme l'épitaphe de la série.


Judicaël Tracoulat
( Mis en ligne le 23/02/2004 )
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