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Good bye Lenin !
avec Wolfgang Becker, Daniel Brühl, Katrin Sass, Maria Simon
Océans Films 2004 /  22.80  € - 149.34 ffr.
Durée film 118 mn.
Classification : Tous publics

Sortie Cinéma : Allemagne, 2003
Titre original : Good bye Lenin !

Version : DVD 9 Zone 2
Format vidéo : Pal, DVD zone 2
Format image : 16 :9 compatble 4/3
Format audio : Allemand, Français (Stéréo, Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Français

Bonus :
La bande annonce
L’interview du réalisateur et les images du tournage
20 bandes annonces de films du catalogue Océan
Les bio-filmographies du réalisateur et des acteurs
L’historique de la chute du Mur de Berlin
Le documentaire sur la musique de Yann Tiersen

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Alex (Daniel Brühl), jeune est-berlinois, assiste à la chute du Mur alors que sa mère (Katrin Sass), active militante socialiste, est dans le coma depuis quelques semaines. Elle revient à elle dans une Allemagne transfigurée, à l’heure de la réunification. Or, tout nouveau choc doit lui être évité. Alex décide alors d’effacer l’ardoise de journées historiques, et d’offrir à sa maman une convalescence toute socialiste. Avec l’aide de sa sœur et d’amis, il remonte le temps, masque les insignes Coca Cola et Burger King nouvellement arrivées, sauve de l’oubli les marques alimentaires de l’ex RDA et maintient tant que possible les ambiances d’un temps désormais bien perdu.

Il ne s’agit pas d’Agit-prop ni de mensonge patriotique, et les procédés ne doivent pas rappeler les façades à la Potemkine ni un héroïsme tout stakhanoviste. Si le film de Wolfgang Becker fera dire aux critiques les plus chagrins qu’il est douteux d’évoquer l’ex-RDA sur le mode nostalgique, rappelons deux vérités. Il n’est pas question ici d’une leçon sur les mérites et les travers du socialisme et du capitalisme – même si… - mais de la très touchante histoire de l’amour d’un fils pour sa mère. Par ailleurs, personne n’aimant le changement, on comprend, à travers l’évocation subtile de cette nostalgie, que les régimes honnis menés par des dictateurs moustachus ou des apparatchiks vieillissant, n’empêchèrent pas le déroulement de quotidiens en famille, où se fossilisèrent des souvenirs chers, moteurs de la dite nostalgie. Good bye Lenin !, c’est cela : la peinture d’un changement vécu par l’humain et non le manuel d’histoire, avec ses aspects souvent burlesques sinon grotesques, les angoisses ou l’ahurissement face au bouleversement dans une société habituée à l’assoupissement communiste.

Ce en quoi, très certainement, le film est un grand succès européen. Toute la prouesse du réalisateur et de son équipe est de se placer sur la cassure du temps, un moment de rupture entre deux époques, ici habilement réunies ou confondues. A l’heure où l’avenir frappe enfin à la porte, le jeune Alex choisit de retenir le passé. C’est la position idoine à un regard critique et émerveillé à la fois sur ces deux mondes entrechoqués. Une belle mise en perspective.

A cette idée grandiose, W. Becker et ses acteurs apportent tout leur savoir-faire. Daniel Brühl est l’un des grands espoirs du cinéma allemand et compose ici un jeune homme chez qui s’entrecroisent l’excitation du changement et l’amour filial, sans oublier les premiers émois avec une belle infirmière. Katrin Kass porte sur elle toute la raideur et l’humanité d’une mère socialiste, figure emblématique de la nourricière, socialement engagée, une figure en fait universelle, ici simplement colorée de rouge. Quoique… Une histoire sombre de famille, expliquant le départ du père à l’Ouest, ternit un peu le portrait de la matriarche.
Autre point fort du film : sa musique. Yann Tiersen, dont la pâte, depuis Le fabuleux destin d’Amélie Poulain se reconnaît aisément, offre ici des airs participant à l’ambiance à la fois comique et émouvante du récit.

Ce film, à ne surtout pas manquer, est agrémenté ici de bonus en fait décevants. Un court entretien avec le réalisateur suscite l’intérêt. Les fiches filmographiques et les rushs sur l’enregistrement de la musique, moins. Mais cela ne doit dissuader en rien de l’acquisition de ce chef d’œuvre.


Bruno Portesi
( Mis en ligne le 01/06/2004 )
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