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Palais de Paris - Trésors du patrimoine
de Arnaud Chicurel
Parigramme 2017 /  19,90 €- 130.35  ffr. / 160 pages
ISBN : 24,3 cm × 26,2 cm
FORMAT : 978-2-37395-012-0

Superbes lieux parisiens

Un très beau livre, grand format carré, à la couverture souple, à la belle maquette soignée, papier glacé qui met parfaitement en valeur les photographies d’Arnaud Chicurel, l’auteur de cette promenade parisienne dans des lieux peu ouverts au public. Palais princiers ou somptueux hôtels particuliers, naguère demeures prestigieuses de princes ou de riches aristocrates, ces lieux, pour la plupart, sont désormais propriété de l’État qui y loge ses institutions, des ambassades, des ministères.

Arnaud Chicurel, conférencier du Louvre et photographe professionnel, a choisi un plan géographique pour les présenter au lecteur : rive droite d’ouest en est, rive gauche d’est en ouest, la Seine est ainsi le fil invisible qui conduit cette visite. De belles photographies des intérieurs, et un texte court d’explications historiques assorties d’anecdotes sur les occupants ou l’histoire du lieu. Une bibliographie sélective permet au lecteur curieux d’aller plus loin.

La République se trouve fort à l’aise dans ces demeures de l’Ancien Régime ! Des palais, il s’en construisit à Paris jusqu’au XXe siècle, tels l’hôtel Potocki ou l’hôtel de la Païva sur lesquels s’ouvre l’ouvrage. Certains sont de très anciennes propriétés de l’État : ainsi le Palais de la Cité, l’hôtel de la Marine qui abrite aujourd’hui le Centre des monuments nationaux, après avoir été le garde meuble de la Couronne, ou encore l’hôtel de Bourvallais qui depuis 1715 loge la Chancellerie dont le successeur de nos jours est le ministère de la Justice.

Héritier du palais royal du Louvre, l’État a poursuivi la politique royale avec - entre autres - la commande de l’Opéra, le palais Garnier, du nom de son architecte, sous Napoléon III, ou à l’initiative de la Troisième République naissante la reconstruction fastueuse de l’Hôtel de Ville, détruit lors des combats de la Commune en 1871.

Quelques-uns de ces lieux incomparables sont cependant propriété privée, tel l’hôtel Amelot de Bisseuil. La Russie, l’Allemagne, la Pologne, la Suisse achetèrent au XIXe siècle des demeures pour y installer leurs ambassades : l’hôtel d’Estrées, l’hôtel de Beauharnais, l’hôtel de Monaco, l’hôtel de Besanval, etc. Restaurés, bien entretenus, ces hôtels rivalisent de luxe, une opulence parfois un peu… appuyée : l’esprit fin XIXe siècle y est souvent davantage présent que l’élégance du XVIIIe…

Un bel ouvrage qui met le luxe parisien à la portée du plus grand nombre, compte tenu de son prix modique.

Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 03/07/2017 )
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